BoJo entre pitreries à New York et vieux comptes à Londres

25 Sep 2019 à 16:31 Monde
BoJo entre pitreries à New York et vieux comptes à Londres

En bon tribun, le premier ministre britannique Boris Johnson comme à son accoutumée a profité de la tribune de l’ONU lors du 74e sommet de l’ONU à New York pour faire son numéro de pitre lors de son discours qu’il a consacré « aux dangers des nouvelles technologies ».

Vingt minutes durant, d’un ton tout de badinage, il a fustigé la galerie de boutades et de bouffonneries. C’est ainsi qu’il a mis en garde ses auditeurs, qu’il a, du reste, invités à Londres à un sommet sur la technologie, contre cette dernière justement, en l’accusant de pouvoir générer des « poulets sans pattes » et de villes aseptisées comme « une pharmacie zurichoise ». Cela a eu pour effet de susciter des rires parmi le peu de public présent qui avait eu le courage encore d’auditionner ses clowneries en cette heure assez avancée de la soirée (22 heures locales ou 2h GMT).

Mais son pamphlet dystopique qui devait porter sur le futur de l’intelligence artificielle ne s’est pas limité qu’au récit pessimiste d’une technologie que semble-t-il il ne pouvait concevoir au service de l’humain. BoJo a dérivé vers d’autres sujets et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a ratissé large. De la mythologie grecque aux nouvelles technologies, il n’a pas occulté un sujet qui lui tient à cœur, le Brexit, un peu comme pour taquiner les députés britanniques qui maintenant que le Parlement a rouvert l’attendent de pied ferme. « Quand Prométhée a volé le feu pour le compte de l’humanité, Zeus l’a puni en l’enchaînant au Tartare pendant que son foie était dévoré par un aigle. Et à chaque fois que son foie repoussait, il était dévoré, encore et encore, c’était sans fin. Un peu comme mon expérience du Brexit, si certains parlementaires parviennent à leurs fins ! » s’est-il extasié avant que de conclure sur un bien joli pied de nez à l’encontre de Hassan Rohani qu’il a trouvé d’une gaité béate sur les photos.

Celui qu’on attendait sur la crise que traverse le Royaume-Uni politiquement, s’est, le temps d’une traversée de l’Atlantique, permis une petite récréation à New York. Ce soir à son arrivée à Londres il va être accueilli autrement par les Parlementaires qui « à l’insu de son bon gré » ont fait leur rentrée ce mercredi. Ça promet au regard de certaines voix qui réclament, avec véhémence sa démission et de nouvelles élections.

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