La première biennale de Rabat ouverte

25 Sep 2019 à 11:16 Culture
La première biennale de Rabat ouverte

Le musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI) a abrité, mardi soir, le lancement de la première édition de la biennale de Rabat « un instant avant le monde ».

Dans le cadre de cette exposition, organisée par la Fondation des Musées du Maroc (FNM), comme étant un « espace de liberté et d’interaction entre le contemplateur et l’œuvre » et dédiée entièrement aux femmes, 63 artistes et collectifs d’artistes, issus de 27 nationalités différentes, y prendront part.

Ainsi, de nombreuses disciplines, allant de l’art plastique au cinéma, en passant par la peinture ou la sculpture, l’exposition en propose pour tous les goûts et ce jusqu’au 18 décembre.

Pour le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laâraj, cette manifestation est le fruit d’un partenariat institutionnel commun entre la FNM et le ministère, s’assignant comme principal objectif de consolider le rayonnement de la scène artistique marocaine et permettre à Rabat, Ville Lumières et Capitale culturelle du Royaume, de continuer sur la même dynamique.

« La biennale demeure également une occasion de redécouvrir la ville de Rabat, à travers différents regards et multiple points de vue, notamment celui qui s’intéresse à l’art féminin moderne, comme étant une manière parmi d’autres de réécrire l’histoire et dépasser cette dichotomie du genre », a-t-il ajouté.

Et de souligner que cet événement promeut l’image du Maroc, terre de tolérance, du dialogue, de coexistence et de diversité, d’autant qu’il met en relief l’ouverture du Royaume sur différents peuples et cultures du monde.

De son côté, Abdelaziz El Idrissi, directeur du MMVI, a considéré cette biennale, dont il est l’un des protagonistes, comme un moment particulier qui permettra à Rabat de se tailler une place de choix, en accueillant l’une des quelque 150 biennales du monde, d’autant qu’il renforcera la position stratégique de la Capitale du Royaume en faveur de la jeunesse africaine et méditerranéenne.

« Grâce à une programmation riche et diversifiée et un voyage dans le temps, cette biennale va encore consolider la dimension culturelle internationale de Rabat et mettre en exergue son aspect intemporel », a-t-il expliqué.

Le commissaire général et concepteur de la biennale, le Franco-algérien Abdelkader Damani, a d’emblée tenu à remercier le Maroc de son accueil et de lui avoir offert la chance de réaliser cette biennale.
Il a fait savoir que cette exposition revient sur une œuvre qui date de 350 mille ans, mêlant histoire et contemporanéité et mettant en avant l’amour du récit.

C’est une manifestation, a-t-il soutenu, qui concerne « toutes les femmes qui portent les équilibres et dessinent pour nous un monde que nous méritons grâce à elles ».

Parmi les moments forts de cette biennale, un hommage vibrant sera rendu à la cantatrice égyptienne Oum Kalthoum, première artiste sélectionnée par le commissaire, à travers la projection de son concert mythique à Rabat en 1968 comme préambule à toute l’exposition.

Pour sa première édition, la biennale de Rabat entend contribuer à redéfinir l’art dans ses paradigmes et ouvrir une réflexion sur l’urgence de la création, en examinant les raisons, les révoltes, les moments décisifs qui poussent les artistes à passer à l’action et à marquer l’histoire.

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