Les Etats pollueurs se jouent du climat et la communauté internationale

26 Sep 2019 à 13:08 Monde
Les Etats pollueurs se jouent du climat et la communauté internationale

Les plus grands Etats pollueurs se sont accordés à ne pas s‘accorder sur les principes d’une neutralité carbone d’ici 2050 avec l’ONU, lors du sommet de cette Instance sur le climat.

On s’est donc quitté sur un maigre bilan au regard des seules soixante-six nations sur les 193 membres que compte l’ONU, pour la majorité des pays en développement et pesant pour 6,8 % des émissions de gaz à effet de serre, qui ont opté pour un engagement. A cet effet ils ont en outre pris décidé de multiplier leurs efforts d’ici à 2020, année de la mise en œuvre de l’accord de Paris. On retiendra du discours du Secrétaire Général Antonio Guterres à l’ouverture de ce sommet, cette phrases assassine « le coût le plus élevé est celui de l’inaction ».

Les principaux pollueurs n’ont donc, au cours d’une journée marathon à New York, pas pris d’engagement significatif. La Chine, premier pays pollueur et l’Europe troisième après les Etats-Unis, n’ont fait que renouveler leurs promesses, à savoir le respect de leur engagement à l’accord de Paris. Aucune nouveauté de ce côté, l’instance onusienne espérait pourtant un petit plus en vain.

D’autres grands pollueurs (Canada, Australie, Brésil ou Afrique du Sud), n’ont même pas daigné faire le déplacement à New York, d’autres furtivement à l’image de Donald Trump qui a fait une brève apparition sans lui donner suite d’un discours que d’aucuns ont espéré. Se voulant bon élève, l’Allemagne s’est dite respectueuse de ses engagements à savoir réduire ses émissions de CO2 de 55 % d’ici à 2030, comme promis en 2014.

Le premier ministre indien, Narendra Modi, qui conduit les affaires du quatrième pollueur de la planète a quant à lui, déclaré qu’il « vaut mieux agir un peu que beaucoup parler », et mis en avant le fait que l’Inde s’était adonnée à fond dans le renouvelable et que son pays atteindra les 450 GW à long terme pour 175 à l’horizon 2022.

Paradoxalement, ce sont les pays les moins pollueurs comme ceux en développement ou les pays africains qui au demeurant sont les plus menacés et dont les chefs ont présenté bilans et projets satisfaisant au regard de leurs moyens quant à la lutte contre le changement climatique qui ont été les plus assidus. Ils se sont dits entièrement engagés dans cette bataille climatique pour mettre en avant l’ambition qui les habite et prêts à redoubler d’efforts dans leurs actions entreprises à ce sujet, conformément aux engagements pris par les 196 pays signataires de l’accord de Paris de 2015.

In fine, seuls soixante-six pays ont promis d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050 comme annoncé par le président du Chili, Sebastian Pinera, dont le pays accueillera la (COP25) en décembre prochain.

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