74ème AG de l’ONU : Une semaine onusienne sous le signe des tensions et de l’urgence climatique

24 Sep 2019 à 13:35 Monde
74ème AG de l’ONU : Une semaine onusienne sous le signe des tensions et de l’urgence climatique

La 74ème Assemblée générale annuelle des Nations unies qui s’ouvre ce mardi 24 septembre à New York, s’annonce houleuse. 193 Etats membres participent comme chaque année à ce rendez-vous non contraignant faut-il le rappeler. Seuls 136 chefs d’Etat ont daigné faire le déplacement à New York pour cette soixante-quatorzième édition. Sur ordre du Roi Mohammed VI, le Maroc sera représenté, par le chef du gouvernement, Saadeddine El Othmani.

Parmi les chefs d’État et de gouvernements ou représentants qui vont se succéder à la tribune une semaine durant, on notera quelques absences de marque tels les Vladimir Poutine, le président chinois Xi Jinping ou encore le bouillant Benjamin Netanyahou qui tant que le gouvernement israélien n’a pas encore vu le jour reste le délégataire de l’Etat hébreu.

L’Assemblée avant même d’avoir débutée, s’oriente vers les tensions entre l’Iran et Washington qui, soyons sûrs, auront la part belle lors de cette session. Aussi, les interventions des présidents Donald Trump, Hassan Rohani et Emmanuelle Macron auront un caractère singulier et seront très suivies tant les trois responsables sont au centre des préoccupations. On s’en souvient, le président français lors du sommet du G7 le mois dernier, s’était vu confier le rôle de la médiation par ses pairs, dans le dossier irano-américain.

D’ailleurs, à cet effet, Macron et Rohani en marge du sommet se sont entretenus plus de deux heures dans un hôtel aux environs du siège de l’ONU alors que paradoxalement, auparavant, le président français s’était aligné dans un communiqué commun, sur les positions du Premier ministre britannique Boris Johnson, la chancelière allemande Angela Merkel et des Etats-Unis qui avaient pointé du doigt la responsabilité iranienne dans les attaques  de drones à l’encontre des installations pétrolières de l’Arabie saoudite. Le président Macron devrait également s’entretenir avec Donald Trump ce mardi.

Si lundi, la journée été entièrement consacrée à l’environnement, des bribes en resteront cependant en cette journée de mardi, ravivées en cela par le discours du premier intervenant à s’exprimer à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, le président brésilien Jair Bolsonaro, enfin remis sur pieds et convalescent que son staff médical a, du reste, autorisé à faire le voyage de New York. On s’en doute et à moins d’un de ses écarts dont il est familier (surnommé le Trump tropical), il sera question de l’Amazonie.

Bref, cette Assemblé générale, sous le signe des tensions géopolitiques ou économiques qui vont en crescendo  dans certaines parties de la planète, elle-même sujette à une urgence climatique, s’annonce, au-delà de ses frictions, passionnante à suivre pour une fois.

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