Décès de Pierre Le-Tan, illustrateur, peintre et écrivain

20 Sep 2019 à 19:12 Culture
Décès de Pierre Le-Tan, illustrateur, peintre et écrivain

D’un style asiatique précis et très linéaire, il dessinait les couvertures pour les magazines américains, illustrait les romans de grands écrivains contemporains (son grand ami Patrick Modiano prix Nobel de littérature 2014 et Umberto Pasti entre autres), et avait eu les faveurs des marques de luxe dont il signait les publicités (Galeries Lafayettes, Gucci, Lanvin etc.). 

Pierre Le-Tan est décédé à l’âge de 69 ans des suites d’une longue maladie. C’est un monstre de l’art qui nous a quitté. Ce fils du célèbre peintre vietnamien, Lê Phô, est né à Paris avant que de faire carrière de son art outre-Atlantique. Il a grandi dans un milieu bourgeois et artistique. Très tôt il est emporté par les portraits de femmes réalisés à l’encre de Chine que son père, exposait dans les musées. Il apprend alors le dessin. Sa persévérance en est récompensée à l’âge de 17 ans par deux dessins envoyés au journal New Yorker. Ils  font la couverture de deux numéros. Pierre Le-Tan avait débuté sa carrière.

Il illustrait ensuite et dés 19 ans, les couvertures de romans et de magazines dont justement le New Yorker, The New York TimesVogue, Harper’s Bazaar, Madame Le Figaro... Il devient alors l’un des plus célèbres dessinateurs de presse magazine, aux côtés de Sempé et Steinberg.

Il a également illustré une centaine de livres en anglais et en français dont celui de sa fille Cléo Le-Tan, « Booklover’s Guide to New York ». Il a également collaboré pendant de longues années avec son autre fille, la créatrice de mode, Olympia Le-Tan.

Ses œuvres, « mes dessins se doivent d’être lues » s’était-il confié une fois à France 2. Erudit touche-à-tout, il avait conçu les décors d’un film de Valérie Lemercier « Quadrille ». Ecrivain, il est l’auteur de plusieurs récits. Son dernier ouvrage « Paris de ma jeunesse » qu’il venait d’achever juste avant sa mort est une œuvre posthume puisque prévu sortir qu’en novembre et gageons que le monde de la culture et de l’art, saura rendre hommage à celui qui savait d’une de ses touches attirer les regards avertis ou pas.

D’ailleurs, l’hommage il a reçu déjà de son vivant en 2004. en effet, le Musée national d’Art moderne de Madrid lui avait consacré tout une rétrospective .

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