Réseaux sociaux: La DGSN sur les traces de contenus à l’origine du sentiment d’insécurité

20 Sep 2019 à 08:07 Société
Réseaux sociaux: La DGSN sur les traces de contenus à l’origine du sentiment d’insécurité

Plusieurs éléments ont récemment attiré l’attention de la Direction générale de la sécurité nationale (DGSN), s’intéressant au mouvement de blogging et d’activisme virtuel sur les plateformes de réseaux sociaux, la prolifération, l’enregistrement, le partage et le relais de publication, commentaires et déclarations qui affirment la propagation de la criminalité de manière effrayante. Ainsi des actes criminels affectant des personnes physiques et leurs biens sont ainsi diffusés mobilisent les services sécuritaires du pays.

En outre, la multiplication aléatoire d’extraits vidéos montrant des personnes portant des armes blanches dans des conditions qui menacent la sécurité publique, ou qui documentent les victimes d’attaques physiques présumés, interpellent de plus en plus les services de police.

Conformément aux instructions du Directeur général de la Sécurité nationale et de la Surveillance nationale qui insiste sur le renforcement des mécanismes de communication institutionnelle sur les questions liées à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme, la DGSN a tenu ce jeudi 19 septembre une conférence de presse animée par le Directeur de la Police judiciaire Mohamed Dkhissi, le Commissaire principal à la DGSN, Boubker Sabik

Cette rencontre avec les médias a porté sur la présentation des efforts déployées par les services sécuritaires pour la lutte contre la criminalité ainsi que la mise en évidence des circonstances des publications sur les réseaux sociaux s’y rapportant.

Photo Mounir Mehimdate

Sur la base de sa responsabilité constitutionnelle et légale, en tant qu’institution publique chargée de faire respecter la loi et de maintenir la sécurité, mais également de s’engager fermement en faveur du service de la sécurité des citoyens et de l’amélioration de ce service, la DGSN a tenu à informer l’opinion publique des véritables indicateurs de l’apparence générale du crime, y compris des statistiques, les crimes liés à la violence, ainsi que le plan d’action de sécurité approuvé pour lutter contre les différents crimes commis.

« La DGSN est bien consciente que le contenu numérique traitant de la criminalité et de la menace terroriste a de graves conséquences sur le sentiment de sécurité, lorsque ce contenu est déformé, tronqué ou élaboré dans un cadre systématique qui rend le citoyen victime de suspicion plus que de menace pénale« , estime le Directeur de la Police judiciaire Mohamed Dkhissi.

Photo Mounir Mehimdate

Il a précisé à ce propos que « le sentiment de sécurité est un sentiment subjectif qui n’est pas toujours contrôlé par des considérations objectives ou rationnelles« .

Le responsable explique ainsi qu’une transformation structurelle a débuté il y a plus de trois ans avec la création de plusieurs services spécialisés, et se poursuivra encore pour faire face aux nouvelles menaces contemporaines.

Le conseil que porte le Directeur de la Police judiciaire aux citoyens consiste à informer en premier les services de police avant de publier un contenu visuel ou audiovisuel sur internet.

L’objectif, poursuit Mohamed Dkhissi, est de « réussir à intercepter les présumés coupables de crimes ou délits avant qu’ils apprennent la publication sur les réseaux sociaux, ce qui leur permet en général se sauver sans que la police eut été informée de l’acte commis et prolonge par la même occasion le temps nécessaire pour chercher puis arrêter la personne apparue pour l’interroger sur les faits commis« .

Photo Mounir Mehimdate

La caricature sera désormais également récompensée par le GPNP