Bagdad réfute tout lien avec l’attaque d’Aramco

16 Sep 2019 à 00:52 Monde
Bagdad réfute tout lien avec l’attaque d’Aramco

L’Irak a réfuté dimanche tout lien avec l’attaque au drone ayant ciblé samedi des installations pétrolières d’Aramco en Arabie saoudite.

Ainsi, le bureau du Premier ministre Adel Abdel Mahdi a opposé un démenti catégorique aux « informations diffusées par des médias et sur les réseaux sociaux selon lesquelles son territoire a été utilisé pour attaquer avec des drones des installations pétrolières saoudiennes ».

« L’Irak est engagé constitutionnellement à empêcher toute utilisation de son sol pour attaquer ses voisins », affirme-t-il dans un communiqué. « Le gouvernement irakien sera extrêmement ferme avec quiconque essaye de violer sa Constitution », poursuit le texte.

Ce démenti intervient après des informations de presse estimant possible que les projectiles aient été tirés depuis l’Irak malgré la revendication par les rebelles yéménites.

Ryad a récemment annoncé qu’un poste-frontière majeur vers l’Irak allait rouvrir mi-octobre, après quasiment trois décennies de fermeture.

Au lendemain d’une attaque de drones revendiquée par les rebelles yéménites qui a provoqué des incendies dans deux installations pétrolières du groupe Aramco, l’Arabie saoudite,a réduit temporairement de moitié sa production.

Cette attaque a été « fermement » condamnée par la Maison Blanche, alors que le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a dit tenir l’Iran pour responsable de cette « attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial ».

Des médias, comme CNN ou le Wall Street Journal, ont affirmé que les drones -ou des missiles de croisière- avaient pu venir depuis le nord et non le sud, et donc d’Irak ou d’Iran, plutôt que du Yémen.

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