Surpeuplement universitaire: Un professeur critique Samadi et exige une expertise psychologique

09 Sep 2019 à 12:37 Gouvernement
Surpeuplement universitaire: Un professeur critique Samadi et exige une expertise psychologique

Professeur de droit à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES) de Meknès et président du Centre marocain d’études, de consultations juridiques et de règlement des différends, Abdelkabir Soussi Alaoui s’en est délicatement pris au secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Khalid Samadi, qui affirme que l’Université marocaine ne souffre plus de problèmes liés à la surpopulation ou à la surcharge. 

« Monsieur Samadi était habitué à enseigner les études islamiques. Aujourd’hui, il parle du surpeuplement des étudiants en droit et en économie et d’autres disciplines qui ont dépassé toutes les attentes en matière de surpopulation », raille le professeur universitaire sur sa page Facebook en invitant le secrétaire d’Etat PJD à « venir pour voir comment se donnent des cours magistraux dans les facultés de droit ».

Abdelkabir Soussi Alaoui indique qu’à titre personnel, il « enseigne des étudiants dont une moitié est assise tandis qu’une moitié reste debout ».

Sarcastiquement, le juriste a appelé à étendre l’exigence d’expertise psychologique de la profession d’avocat à la responsabilité politique et gouvernementale. « Il suffit de dire que de telles déclarations ministérielles sont suffisantes pour provoquer des troubles psychologiques à cause du déséquilibre entre réalité et déclaration, laissant le destinataire du message dans un cycle de contradictions », commente-t-il.

Khalid Samadi expliquait la semaine dernière, sur sa page Facebook, puis dans une interview accordée au site officiel de son parti que « quiconque parle de surpeuplement, de bousculades ou de confusion a encore une image de l’université telle qu’elle était il y a dix ans ».

En poste depuis deux années, le responsable gouvernemental qui se dit détenteur d’une « feuille de route suivie quotidiennement par les présidents des universités marocaines » ajoutait qu’« aujourd’hui, il y a un très grand développement des infrastructures, donc nous ne nions pas l’existence de difficultés et contraintes, mais nous les surmontons progressivement ».

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