Insulté via un message, Abdelilah Benkirane « envoie » deux étudiants en prison

22 Août 2019 à 20:22 Société
Insulté via un message, Abdelilah Benkirane « envoie » deux étudiants en prison

L’ex-chef du gouvernement est au cœur d’une nouvelle polémique. L’ancien secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane, a porté plainte contre trois étudiants pour l’avoir traité de « chien » via un message texte.

Suite au procès qui s’est tenu ce jeudi 22 août au tribunal de première instance de Rabat, l’un des trois détenus (Youssef) a été poursuivi par le parquet général en état de liberté, tandis que les deux autres ont été transférés à la prison d’El Arjate de Salé.

Dans les détails, Youssef a expliqué à Hespress FR que Said, l’un des détenus au sein de la prison d’El Arjate et étudiant à l’institut supérieur d’Art dramatique et d’animation culturelle, « connaissait Abdelillah Benkirane depuis longtemps. Il lui avait même donné en personne des documents qui indiquent qu’il est vient de l’orphelinat de Lalla Meryem, l’implorant de l’aider à avoir une bourse pour poursuivre ses études à l’étranger ». Depuis, le contact a été coupé entre Said et l’ex-chef du Gouvernement, poursuit notre interlocuteur.

Pour Youssef, celui-ci nous a indiqué que le seul contact qu’il a eu avec Benkirane dans cette affaire, et le fait qu’il l’avait contacté, afin qu’il l’aide financièrement à se rendre dans sa ville natale pour fêter Aid Al Adha (1440) auprès de sa famille. Celui-ci nous a expliqué que l’ex-chef du PJD a accepté de « l’aider », lui demandant de se rendre chez lui. Une fois sur place, le jeune homme a reçu des mains d’un employé de Benkirane la somme de 200 dirhams, en guise d’aide financière.

En ce qui concerne le troisième étudiant, dénommé Mohamed, détenu actuellement à la prison d’El Arjate au côté de Said, pour avoir cherché sur Internet et donné le numéro de l’ex-numéro 1 du PJD à ses deux camarades.

La mère adoptive de Said a indiqué à Hespress FR, « qu’elle n’en pouvait plus des frais de son fils », se demandant « comment se fait-il qu’il n’ait jamais eu de bourse pendant toutes ses années d’études », allant jusqu’à traiter Abdelillah Benkirane de « Haguar » (oppresseur), puisqu’il ne répondait pas aux « nombreux » appelles de son fils.

« Said est un jeune marocain, fils du peuple et du roi, qui ne demande que son droit à avoir une bourse », a déclaré la mère adoptive du jeune homme, qui a demandé au micro de Hespress FR à ce qu’on libère son fils, et qu’on lui accorde une bourse pour poursuivre ses études.

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