À la mémoire du 66e anniversaire de la révolution du roi et du peuple

20 Août 2019 à 09:00 Société
À la mémoire du 66e anniversaire de la révolution du roi et du peuple

Ce mardi, les Marocains commémorent le 66e anniversaire de la révolution du roi et du peuple du 20 août 1953. Une révolution et un tournant légendaire dans l’histoire du Maroc, qui ont été motivés par l’exil du Sultan Mohammed V, ainsi que sa famille par l’occupation française.

L’exil de Feu Mohammed V, souverain légitime du royaume du Maroc, ainsi que sa famille n’était pas une décision anodine du colonisateur français. Ça a plutôt commencé quand le Palais, en parfaite coordination avec le mouvement nationaliste, a présenté le 11 janvier 1944 le Manifeste de l’indépendance.

Mais pas que ! Le discours historique du souverain lors de sa visite à Tanger, le 9 avril 1947, était un coup de pouce pour la résistance nationale, où il n’a pas manqué de tracer les traits de la lutte pour un Maroc libre et indépendant.

Ainsi, la popularité du roi Mohammed V, l’amour, le respect et l’attachement de son peuple à son égard n’ont pas été du goût du colonisateur français. De peur, de perdre son autorité sur le territoire marocain, le nouveau résident général Guillaume et les autorités françaises ont tout d’abord commencé à exercer une pression sur les mouvements de résistance pour les affaiblir.

Mais en vain. La décision d’exiler le Sultan Mohammed V en Corse le 20 août 1953 puis à Madagascar à partir de 1954 ainsi que le dépôt d’un nouveau souverain à sa place, Mohamed Ben Arfa, à chambouler les cartes du colonisateur français.

En effet, cette manœuvre des autorités françaises à pousser le peuple marocain, attaché au trône Alaouite et uni à son Roi Mohammed V, dans toutes ses composantes à se révolter contre le colonisateur français.

Les manifestations, les grèves et les missions nationalistes montées contre les autorités françaises ont éclaté dans les quatre coins du Royaume chérifien, face à un colonisateur qui n’avait jamais fait face à un tel soulèvement auparavant.

Une armée de libération a donc vu le jour. L’insoumission et l’insurrection la plus puissante ont eu lieu au Nord, le 16 août 1953 à la ville d’Oujda. Une révolte qui a été suivie par des opérations menées par l’armée de libération contre les troupes coloniales, en 1955, notamment à Tétouan qui abritait le quartier général du Commandement général du Protectorat et le centre de formation des officiers, mais aussi à Aknor et Imozar Marmoush.

Pendant deux ans, la scène politique au Maroc a connu l’une des situations les plus chaotiques depuis l’instauration du protectorat français en 1912, suite à la révolte du peuple marocain qui a également mené à la paralysie de l’économie dans le pays.

Face à cette situation instable, et la réclamation du peuple au retour de son souverain déchu, ainsi que l’indépendance du Maroc, le colonisateur français a eu la conviction qu’il ne pourra jamais briser le lien sacré entre le peuple marocain et son Roi, et à décider de plier bagage au retourner au bercail.

Et le grand jour tant attendu arriva. Le 16 novembre 1955, le Sultan Mohammed V accompagné par sa famille fait son retour glorieux et triomphal à sa mère patrie au milieu de son peuple fidèle qui l’a accueilli dans une grande joie à la capitale du Royaume, Rabat.

Un moment qui a marqué à jamais l’histoire du Maroc qui a connu après le retour du Sultan Mohammed V et la fin du protectorat français, le 18 novembre 1956, un tournant historique, notamment la récupération de Tarfaya (1958), Sidi Ifni (1969). Feu Hassan II a poursuivi la volonté de son défunt père avec l’organisation de la Marche verte en 1975 et la récupération de la province d’Oued Eddahab le 14 août 1979.

Le Roi Mohammed VI, dans la continuité du développement et de la modernisation du Maroc ainsi que la préservation de son intégrité territoriale, a depuis, son accession au trône en 1999 après le décès de son père Feu Hassan II, garanti à son peuple une stabilité indiscutable.

Plusieurs chantiers ont donc été lancés au Royaume chérifien sous la conduite du Roi Mohammed VI dont l’ambition était de faire du Maroc l’un des pays avant-gardistes du continent africain dans plusieurs domaines, mais aussi un pays tolérant qui œuvre pour la paix et la solidarité.

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