121 féminicides enregistrés en France en 2018

11 Juil 2019 à 16:19 Actualités
121 féminicides enregistrés en France en 2018

L’hexagone a enregistré quelque 121 cas de féminicides en 2018, soit une femme tuée dans des violences conjugales (partenaires ou ex-partenaires) tous les trois jours.

Selon des données communiquées par la délégation aux victimes relevant du ministère de l’Intérieur, au lendemain de l’annonce par le gouvernement de la tenue, à la rentrée, d’une grande consultation sur les mesures à même d’enrayer ce fléau, ce nombre est en légère baisse par rapport aux 130 féminicides recensés en 2017.

Sur ces féminicides, 26 sont qualifiés en assassinat, 85 en meurtres et seulement 10 en violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Le rapport relève, par ailleurs, que le nombre d’ hommes tués au sein du couple a atteint 28 en 2018 contre 21 l’année précédente.

Dans un communiqué conjoint, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et la secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, ont fait remarquer qu’ »un décès criminel survient au sein du couple tous les deux jours et demi et une femme décède sous les coups de son partenaire ou de son ex-partenaire tous les trois jours ».

Début juillet, un Collectif des proches et familles de victimes de féminicides en France avait tiré la sonnette d’alarme sur l’ampleur que prend le phénomène, appelant les pouvoirs publics à prendre des mesures concrètes pour en contrecarrer la progression.

« Si l’assassinat de ces femmes est enfin pris au sérieux en France, alors des mesures d’urgence s’imposent, il faut convoquer un Grenelle des violences faites aux femmes : réunir toutes les parties prenantes, pour que la police, la justice, l’école, les services sociaux, les entreprises et les associations, et toutes nos institutions fassent barrage aux agresseurs », avaient écrit les membres du Collectif dans une Tribune publiée par le journal Le Parisien.

Le Collectif, qui avait fait état alors de 70 féminicides conjugaux depuis le mois de janvier, suggère certaines pistes à l’attention du gouvernement, parmi lesquelles « s’assurer de l’éviction effective du conjoint violent, mais aussi s’assurer que les peines prononcées soient respectées ».

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