Réseaux sociaux : Les micros-influenceurs ont la cote au Maroc

07 Juil 2019 à 17:34 High-tech
Réseaux sociaux : Les micros-influenceurs ont la cote au Maroc

Être influenceurs sur les réseaux sociaux est chose compliquée. S’il est vrai que n’importe qui peut se lancer dans l’aventure, peu sont ceux qui arrivent à percer dans le domaine. Cela dit, une étude vient de révéler que les micros-influenceurs sont ceux qui profitent le plus de l’univers des réseaux sociaux au Maroc.

Dans les détails, les micros-influenceurs sont les personnalités du Web qui disposent de moins de 100.000 abonnés sur les plateformes sociales. Selon une étude réalisée par Thenext.click, les micros-influenceurs marocains représentent une part de 63 % des personnalités les plus suivies sur Instagram. Ceux-ci devancent ainsi les macros-influenceurs, qui totalisent entre 100.000 et 500.000 abonnées, et qui représentent une part de 21 %, alors que les mégas-influenceurs (entre 500.000 et 1 million d’abonnés) ne sont que de 6 %. Par ailleurs, il est à noter que les stars nationales représentent une part de 10 % dans le classement, et comptent généralement plus d’un million d’abonnés.

L’étude a porté sur deux points, notamment le taux d’engagement et le nombre d’abonnés des comptes les plus suivis sur la plateforme. Par type de contenu, le segment lifestyle vient en tête avec une part de 33 %, suivi par le contenu fashion (14 %) et musical (11 %). Cela dit, les femmes sont plus présentes que les hommes, puisqu’elles représentent une part de 51 % contre 33 %.

Dans ce sens, Hespress FR s’est entretenu avec Mehdi Nejmeddine, l’un de ces influenceurs spécialisés dans le segment mode, qui totalise actuellement 65.800 abonnés sur Instagram, et qui nous a indiqué que ce taux s’explique par le fait que les marques et les abonnés sont plus enclins à suivre les femmes que les hommes, car « être une femme vend plus ».

Pour lui, le fait d’être une femme est « glamour », un argument à ne pas négliger lorsque l’on cherche à attirer des clients, mais il faut bien évidemment travailler son contenu. Selon lui, « il ne suffit pas d’être une femme pour parler aux gens. Il faut proposer un contenu réfléchi, de façon à ce qu’il corresponde aux attentes des marques, mais qui peut intéresser les abonnés en même temps. Cela demande beaucoup de temps et de créativité ».

En parlant de taux d’engagement, l’étude révèle que 86 % des comptes utilisent la langue arabe. Un choix qui s’explique par le fait qu’une large base des abonnés est arabophone, et a dans ce sens plus d’aise à s’exprimer et à interagir avec les contenus dans cette langue. « En tant qu’influenceurs, c’est toujours un plus de maîtriser plusieurs langues. Mais il ne faut pas oublier que l’on est au Maroc, où la darija et l’arabe sont couramment utilisés. On doit donc adapter notre contenu de façon à toucher le plus de gens possible. Toutefois, cela ne nous empêche pas de mélanger les langues, ou de créer un contenu dans plusieurs langues pour parler à tout le monde », nous a expliqué Nejmeddine.

Pour ce qui est des profils, Thenext.click indique dans son étude que les marques devraient « cibler le profil des instagrammeurs et des instagrammeuses pour recruter de nouveaux clients ou promouvoir leurs produits, d’observer la puissance de leur communauté et de s’intéresser aux taux d’engagement générés par leurs posts quotidiens ».

Sur ce point, notre interlocuteur nous a indiqué qu’« effectivement, il ne faut pas demander à n’importe qui de faire n’importe quoi. Un influenceur spécialisé dans la technologie ne peut pas forcément parler de mode, et vice versa. Il existe, certes, des cas particuliers qui arrivent à s’adapter aux besoins des marques, mais le mieux est de rester et se spécialiser dans son domaine de prédilection, sous peine de proposer un contenu dont le message ne passera pas forcément».

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