Crise des futurs médecins: Soudain, le PPS s’érige en médiateur!

21 Juin 2019 à 10:36 Partis
Crise des futurs médecins: Soudain, le PPS s’érige en médiateur!

Le dossier chaud des futurs médecins n’est pas près d’être clos. Après la tentative de médiation, qui n’a mené à rien, des équipes parlementaires du PJD et de l’Istiqlal, le parti du progrès et du socialisme (PPS) fait une apparition « soudaine » après trois mois de « silence radio » dans le bras de fer que mènent les étudiants en médecine contre  leurs ministères de tutelle.

Mieux vaut tard que jamais! Le parti de Mohamed Nabil Benabdallah, et celui du ministre de santé, Anass Doukalli, confronté depuis un moment déjà aux étudiants en médecine, s’est finalement fendu d’un communiqué où il a appelé au dialogue et exprimé « sa confiance quant à la possibilité de trouver une solution appropriée au dossier des étudiants en médecine».

Cette sortie pour le moins tardive de la formation politique du même le plus concerné par ce mouvement qui prend des allures de « tragédie sociale » pour quelque 18.000 étudiants et leurs familles, menacés les uns de redoublement et les autres d’expulsion, étonne dans les rangs de la Coordination nationale des étudiants en médecine du Maroc (CNEM).

« Ce dialogue auquel appelle le PSS, c’est les deux ministères de tutelle qui refusent de l’engager avec les futurs médecins »,  déclare une étudiante en médecine dentaire à Rabat et membre de la CNEM à Hespress Fr.

Elle rappelle dans ce sens que « qu’une demande d’audience est toujours en attente depuis le 29 mai sans aucune réponse ni favorable ni défavorable. Comment peuvent-ils parler de dialogue ? Maintenant? », s’est-elle interrogée.

De son côté, le bureau du PPS qui ne s’est réuni que le 18 juin, pour exprimer « ses regrets quant aux développements négatifs du dossier des étudiants en médecine».

Une crise engendrée en grande partie par un ministre du PPS, Anass Doukkali, qui depuis le début de la crise « refuse tout dialogue et n’a donné aucune suite aux « multiples demandes d’audience déposées par les futurs médecins », commente notre interlocutrice.

« N’importe quel parti qui veut jouer le rôle de médiateur est le bienvenu, on est pour et on veut trouver une solution. Mais de là à dire que le PPS veut trouver une solution alors qu’on sait très bien que c’est le parti du ministre de tutelle, autant s’activer et répondre au moins aux demandes d’audiences. Trouver la solution oui, mais il faut la trouver avec les étudiants en médecine qui sont les premiers concernés et non pas chercher la solution ailleurs », a -t-elle fustigé.

Et d’ajouter que « de toutes les manières, comme on l’a toujours dit et répété, on veut trouver des solutions, s’asseoir à la table des négociations avec la tutelle et parler et discuter du problème. Mais il faut qu’on ait au moins une réponse à nos demandes d’audience ».

Pour a ajouté notre interlocutrice, « si on veut trouver une solution à cette impasse, la première chose qu’il faut faire c’est de savoir où ça bloque, et on ne peut pas deviner par nous-même puisque ça bloque à leur niveau. Il faut qu’il y ait une réponse claire des deux ministères de tutelle. Mais de là à ne pas répondre, on refuse cela !  S’il y a une vraie volonté de trouver une issue à cette crise, la première étape est d’ouvrir les portes du dialogue ».

Interrogé par Hespress Fr sur les 14 points que les deux ministères de tutelle disent avoir traités, sur la base de 16 points qui constituent le dossier revendicatif des futurs médecins, notre interlocutrice s’est demandé « pourquoi est-ce qu’on s’obstine à dire que les ministères de tutelle ont répondu à 90% de nos revendications ? »

« Les deux points restants sont les points de non-retour des futurs médecins et c’est les points pour lesquels la majorité boycotte les cours, les stages hospitaliers et les examens de S2. Et les 14 points dont parlent les ministres sont fictifs. Il faut arrêter de parler des 14 points puisqu’il y a des points reformulés plusieurs fois et considérés comme des points résolus, il y a beaucoup plus d’explications dans ces 14 points plus qu’il n’y a de réponse à nos problématiques. On ne veut plus d’explications, mais des solutions, puisque les explications on les trouve déjà au sein la faculté auprès de l’administration » a-t-elle conclu.

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