Hamdallah encore et toujours

16 Juin 2019 à 10:33 National
Hamdallah encore et toujours

L’affaire Hamdallah n’en finit pas de faire parler d’elle. Ecarté de la sélection, revenu en grande pompe, auréolé de son titre de meilleur buteur en championnat saoudien, puis reparti avec fracas après un seul et unique match amical, perdu de surcroît, Hamdallah aime l’action apparemment.

Chronique d’une guéguerre déclarée

Une chronologie des événements révèle que depuis son arrivée en EN, Hamdallah ne se sent pas vraiment dans son élément et se serait plaint du comportement pour le moins « snob » des « européens » du groupe à l’égard des botolistes.

Vint après l’altercation avec Belhanda, une tête chaude personne ne l’ignore, qui n’a pas arrangé les choses et le « saoudien » se serait même plaint auprès de Renard. Pour envenimer encore plus la situation, Hamdallah a sorti un caprice qui a fait sortir les « autres » de leurs gonds : Il aurait exigé de porter le numéro 9, le véto est vite apparu, pour mieux renforcer le sentiment de « rejet » que semblait ressentir Hamdallah.

Mais l’épisode qui a semblé tout gâcher est sans nul doute celui du fameux pénalty, raté soit dit en passant, que se sont disputé Fayçal Fajr et Hamdallah, dans un scénario à la Neymar-Cavanni, qui a mis le feu aux poudres.
C’est un Hamdallah furieux qui a quitté le QG des Lions en criant à qui voulait l’entendre que «sa dignité passait avant tout ». Rien que ça !

Mal de dos dites-vous ?

Tant bien que mal, la Fédération de Lakjaa a tenté de sauver la face en annonçant solennellement que Hamdalah souffrait d’une blessure au dos et que le médecin de l’EN allait décider de la suite après examen.

Jusque-là, on pouvait avaler la pilule, car tout le monde a mal au dos un jour ou l’autre, mais c’était  compter sans le médecin qui a tout bonnement déclaré le lendemain que Hamdallah ne s’est pas présenté pour son contrôle médical.

Si un doute subsistait, il a vite été levé. Il y a forcément quelque chose, cette même chose que tout le monde voulait savoir, et pour ce faire, chacun y est allé de ses interprétations et spéculations.

Et là Fajr, encore lui, a fourni un début de réponse…et en musique s’il vous plait. On le disait à l’origine de la dernière goutte qui a fait déborder le vase de Hamdallah, et il l’a plus ou moins confirmé en postant une vidéo où on le voyait danser avec Nabil Dirar, au rythme d’une chanson dont les paroles n’étaient autres que BayBay, Bay-Bay (au revoir).

Réponse du berger à la bergère

La toile s’est alors enflammée, et la bagarre a éclaté entre ceux qui défendent Hamdallah contre «l’arrogance» de Fajr, et ceux qui affirment que défendre les couleurs de son pays doit passer avant tout et transcender ces enfantillages…jusqu’à ce que ce samedi Hamdallah, himself, poste une vidéo où on le voit s’entraîner, dans la meilleure des formes, et aucune trace d’un quelconque mal de dos, tiens !                      Pour dire quoi ?
Que l’EN va regretter de l’avoir laissé filer ?
Qu’il est en forme mais refuse de jouer avec l’équipe nationale de Son pays ?

Arrêtez le massacre

Mais quel que soit le message que Hamdallah a voulu faire passer, ou la dominance que Fajr a voulu imposer, tout cela n’est ni divertissant ni rassurant, c’est même désolant. D’autant que le piètre niveau affiché par les lions de Renard la veille de cette « bataille rangée », a donné quelques motifs d’insomnie aux supporters.

Le temps n’est pas aux échanges de coups bas, mais à la concentration et aux entrainements !
Trêve de plaisanterie, à quelques jours de la CAN, le grand rendez-vous que les Marocains attendent pour espérer renouer avec un sacre que 4 générations n’ont pas vécu, ce ne sont pas ces « enfantillages » qui vont les rassurer sur le devenir d’une formation qui nous a offert des joies énormes, nous a rendus fiers et nous a fait rêver à une CAN qu’on « pourrait remporter ».

Mais ce n’est sûrement pas avec cette ambiance dans les vestiaires et qui ne manquera pas de se répercuter sur le jeu et le niveau de Nos lions qu’on y parviendra. Sûrement pas !

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