Lutte contre le blanchiment de capitaux: El Othmani se félicite du dispositif national

12 Juin 2019 à 14:10 Gouvernement
Lutte contre le blanchiment de capitaux: El Othmani se félicite du dispositif national

Lors de son discours d’ouverture de la conférence nationale sur l' »Impact de l’évaluation des risques sur le dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », ce mardi 12 juin à Rabat, le Chef du gouvernement a insisté sur le rôle joué par les pouvoirs publics marocains en vue d’harmoniser le système judiciaire marocain avec les recommandations qu’apportent le Groupe d’action international dédié à cette cause.

En présence  du Wali de Bank Al Maghrib, de représentants de la Cour des comptes, du pouvoir judiciaire, de la présidence du parquet général, des organismes internationaux et des unités du renseignement financier, Saâd-Eddine El Othmani a axé son discours sur la dixième année de la création de l’Unité de traitement du renseignement financier (UTRF) marocain.

« Le dispositif national est passé par plusieurs phases à savoir que jusqu’en 2007, le Maroc ne disposait ni de loi contre le blanchiment d’argent ni d’une unité de traitement de renseignements financier », situe le chef de l’Exécutif, ajoutant qu’il s’agit d’un « choix stratégique pour le Maroc, afin de parfaire la conformité des lois nationales par rapport aux recommandation du Groupe d’action international s’attelant sur cette question ».

Sur le plan gouvernemental, Saâd-El Othmani a rappelé la création d’une Commission nationale composée de toutes les administrations et institutions publiques concernées par l’actualisation et la veille sur les résultat de l’évaluation liées au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme ». L’objectif est de « renforcer la coordination et la coopération avec les parties concernées par cette question à l’échelle international ».

Crédit photos : Mounir Mehimdat

Le Chef du gouvernement est également revenu sur six stratégies sectorielles, considérées comme la base de l’engagement du Maroc par rapport aux défis que pose ce sujet. Il s’agit des Stratégies nationales contre le terrorisme et son financement, la lutte contre le commerce de drogues et de psychotropes, la lutte contre la corruption, l’immigration clandestine, la traite humaine, ainsi que le contrôle des dangers totalitaristes du secteur financier.

Saâd-Eddine El Othmani a en outre assuré qu’il suit « avec grand intérêt la mobilisation globale de tous les départements gouvernementaux, organes et institutions concernés, en vue du succès du deuxième cycle d’évaluation mutuelle du système national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ». En soulignant « la ferme volonté du Royaume du Maroc de soutenir les efforts internationaux, notamment dans la lutte contre le crime organisé sous toutes ses formes, et de respecter ses obligations internationales dans ce domaine », le responsable a évoqué le discours de Mohammed VI à l’occasion de la commémoration annuelle de la Révolution du roi et peuple en 2014.

Le dispositif national de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme est en effet appelé à faire preuve de son efficacité et de sa conformité aux standards internationaux. C’est ainsi que deux processus d’évaluation, un national, l’autre international, ont été initiés successivement en 2016 et 2017. Leurs résultats sont d’une grande importance pour l’économie nationale et l’image du pays.

Sahara: Percée latino-américaine de la diplomatie marocaine