BAC 2019: Comment éviter de perdre ses moyens?

11 Juin 2019 à 08:07 Société
BAC 2019: Comment éviter de perdre ses moyens?

Les épreuves du Bac débutent  ce mardi 11 juin, et les étudiants se retrouvent dans une phase de stress aigu et les plus mauvais scénarios se dessinent dans leur tête. Dans certains cas, le stress avant les examens, surtout ceux dont le résultat est déterminant pour l’avenir, peut se révéler très handicapant pouvant même faire échouer les élèves ayant pourtant très bien révisé leurs cours. Hespress FR a contacté une experte pour en savoir un peu plus.

Si le stress parait comme un obstacle insurmontable pour la plupart des personnes, vivre avec devient le choix par défaut car actuellement aucun traitement n’existe pour y mettre fin. Néanmoins, des solutions existent pour limiter l’effet de cet ennemi qui limite le potentiel des plus brillants d’entre-nous. Selon la coach Nahed Rachad, il faudrait essayer d’inverser la relation que l’on a avec le stress notamment en en faisant un « allié » au lieu d’en faire un ennemi.

« L’adrénaline est un booster. En faible dose, c’est ce qui nous permet de nous challenger, de nous dépasser et d’atteindre nos objectifs. A forte dose, cela peut nous handicaper », explique à Hespress FR la coach en développement personnel, ajoutant que ces handicaps peuvent se manifester physiquement et pas seulement psychiquement.

Maux de tête, insomnies, troubles digestifs, crampes à l’estomac, grincement des dents,  envie de vomir, la liste des comportements anormaux se manifestant à cause du stress est longue. Dans certains cas, le stress peut avoir un impact également sur notre relation à la nourriture, des « comportement anormaux » qui se manifestent lorsqu’on mange trop ou plus du tout, « ça c’est quand nous avons un taux assez important d’hormones de stress dans le sang », explique Nahed Rahad.

Comment éviter le stress? 

La spécialiste en coaching préconise trois solutions pour mieux gérer son stress. En premier lieu vient la pratique d’une activité physique. Ainsi, explique notre interlocutrice, l’un des meilleurs moyens pour faire évacuer le trop plein de stress « c’est de pouvoir faire du sport, parce quand on fait du sport, toute l’adrénaline en excès part et l’on secrète en plus d’hormones du bonheur qui, elles, viennent réguler notre humeur et nous remettre d’aplomb ».

En second lieu, vient le travail sur notre respiration, »on l’oublie souvent, la respiration améliore notre rythme cardiaque et ralentit notre système, du coup le niveau de notre stress baisse ». Enfin, la troisième des choses, c’est d’améliorer et de « faire attention à notre hygiène de vie et prendre une alimentation très healthy ». Dans ce cas là, il est préférable d’éviter les excitants comme la caféine ainsi que les aliments qui favorisent l’inflammation dans le corps.

Des conseils pour les élèves angoissés

Bon nombre d’étudiants sont de grands angoissés, la peur de l’échec les terrorise, la peur de décevoir les parents les tyrannise ce qui leur faire perdre leurs moyens pour ce grand rendez-vous de fin d’année qui devrait normalement marquer la consécration de plusieurs mois de cours et d’exercices de préparation. « J’ai envie de leur dire que l’acronyme de la peur c’est Projection, Erronée, Ultra, Résistante. Elle n’existe pas, elle n’existe que dans notre tête et dans notre imaginaire et surtout dans la projection qu’on fait par rapport à des événements qu’on a créés dans notre tête et qu’on a rendus ultra résistants », a déclaré la spécialiste en développement personnel.

Et pour combattre la peur, pas mieux que d’avoir des pensées et images totalement opposées, positives, dans le futur et qui deviendraient à leur tour « ultra résistantes », ce qui « viendra diminuer le sentiment de peur. « L’ennemi juré de la peur c’est l’action il n’y a rien qui puisse remplacer cet antidote puissant. Le fait de prendre le taureau par les cornes et se jeter dans l’action, anéantit directement et instantanément la peur », explique-t-elle.

Pour tous les élèves et les étudiants en période d’examen, Nahed Rachad préconise de se mettre dans un « pic state », des conditions de performances optimales, comme la danse. « Se défouler pendant quatre ou cinq chansons sur des musiques motivantes et que vous aimez et vous mettent dans un bon mood. Parce que là où il y a la peur il n’y a pas le bonheur et là où il y a le bonheur et l’énergie il n’y a pas la peur ».

Quels conseils aux parents d’élèves?

Les parents d’élèves ne sont pas en reste dans la gestion des émotions de leurs enfants. Souvent, les parents communiquent leur peurs et angoisses à leurs enfants, chose qui amplifie ce sentiment chez les élèves qui doivent passer leurs examens de fin d’année. Les parents ne doivent pas « être stressants eux-mêmes, ne pas stresser leurs enfants et de surtout focaliser sur toutes les qualités qu’ont leurs enfants au lieu de focaliser sur leurs fragilités et leurs faiblesses », conseille la coach.

« Ce qui est fait est fait, ils sont en plein examen, le tour est joué. Il faudrait qu’ils (les parents, ndlr) comprennent l’effet pygmalion ». Plus on encourage une personne en s’appuyant sur ses qualités, plus elle devient performante dans ces qualités là, et la même chose concerne les défauts, ils peuvent être amplifiés si l’on se focalise dessus.

« Mon grand conseil pour les parents c’est, soyez encourageants, soyez motivants, soyez dynamiques, même quand vous voyez votre enfant en perte totale de ses moyens, faites en sorte de l’encourager avec beaucoup d’énergie positive », conclut la spécialiste.

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