Larache accueille le 9e festival international d’équitation Mata

07 Juin 2019 à 05:03 Culture
Larache accueille le 9e festival international d’équitation Mata

Le festival international d’équitation Mata tiendra sa 9 e édition du 14 au 16 juin dans la localité de Znied, commune de Larbaa Ayacha (Province de Larache), sous le thème : “Héritage culturel et patrimoine mondial”.

Organisé par l’Association Alamia Laaroussia pour l’action sociale et culturelle, en partenariat avec le Festival international de la diversité culturelle de l’UNESCO, cette nouvelle édition vient confirmer l’engagement à la sauvegarde du patrimoine équestre ancestral de la région Nord du Maroc, indiquent les organisateurs.

Jeu particulièrement original, pratiqué dans la région du jebel Alam, qui abrite le mausolée du saint Abdesalam Ben Mchich, fait appel au courage, à l’adresse, à la souplesse, à la délicatesse, à l’intelligence et à la finesse de ceux qui s’y adonnent. C’est un jeu où cheval et cavalier, en parfaite symbiose, célèbrent une complicité légendaire et une culture ancestrale.

Jalousement préservé par les tribus de Bni Arous, qui veillent au respect scrupuleux de ses règles, le jeu se tient après le criblage des champs de blé. Les jeunes filles et les femmes l’accompagnent de leurs chants, de leurs youyous et de leurs fameux a « iyou », au son des ghaitas et des tambours spécifiques à la région, ajoute la même source.

Ces mêmes femmes fabriquent, à l’aide de roseaux et de tissus, la poupée que vont se disputer les plus braves cavaliers du pays Jebala, région où l’art de monter les chevaux, de les élever et de les dresser est une forte spécificité culturelle.

Les cavaliers qui participent au jeu “MATA” doivent monter a cru, habillés des jellabas et amamas ancestraux. Selon la tradition orale, le vainqueur du jeu “MATA”, celui qui saura arracher la poupée aux autres cavaliers, est marié à la plus belle fille de la tribu.

Un patrimoine civilisationnel immatériel ancestral

Le président du festival, Nabil Baraka, indique que “ce rendez-vous annuel, dont la pierre angulaire est la compétition équestre MATA, contribue à préserver un patrimoine civilisationnel immatériel ancestral et faire revivre des traditions séculaires de la région”.

Et d’ajouter que l’événement, qui valorise la place du cheval dans la région Nord et rend hommage à ces cavaliers, favorise également le développement économique et touristique des régions du Nord et Sud du Royaume par la mise en avant de leurs multiples atouts et la promotion des produits de leurs terroirs et artisanats riches et variés et dont la renommée est désormais mondiale”.

Outre le jeu MATA, qui offre aux visiteurs nationaux et internationaux un voyage dans l’histoire, le programme du festival permet de découvrir les expositions des produits du terroir et de l’artisanat marocain. I

l affiche également une série de soirées de chants soufis et de spectacles folkloriques locaux et nationaux, en plus différentes animations mises en place durant les trois journées : campagne de sensibilisation sur le respect de l’environnement, jeux pour enfants, etc, détaille le communiqué.

Il rappelle que l’édition 2018 avait attiré plus de 200 000 visiteurs nationaux et internationaux. La compétition MATA avait réuni plus de 150 cavaliers de différentes tribus, alors que 45 coopératives avaient exposé leurs produits.

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