GB: Quels candidats pour remplacer May en juin?

24 Mai 2019 à 15:56 Monde
GB: Quels candidats pour remplacer May en juin?

La Première ministre Theresa May a annoncé son départ pour le 7 juin et d’ici là plusieurs profils se dessinent pour assurer sa succession au sein du Parti des conservateurs. 

La course à la succession de la cheffe de parti des Tories et la fonction de chef du gouvernement a commencé dès l’annonce, le cœur serré, de sa démission devant le 10 Downing Street. Les prétendants à son poste devront impérativement être députés conservateurs et avoir le soutien d’au moins deux autres membres du parti, pour pouvoir être candidats.

Après avoir rempli ces pré-requis, les candidats seront départagés par les votes à  bulletin secret jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que deux candidats. Les membres des Tories devront ensuite départager les deux candidats finalistes après une campagne nationale qui pourrait prendre plusieurs semaines, avec le 20 juillet comme date butoir.
Mais sa nomination pourrait prendre moins de temps si l’un des candidats décide de se retirer de la course, comme en 2016 lorsque Andrea Leadsom s’est retirée au profit de Theresa May.

Et c’est cette même candidate malheureuse de 2016 qui pourrait briguer le poste de cheffe du gouvernement.
Andrea Leadsom, 56 ans, qui était jusque là ministre chargée des relations avec le Parlement, avait démissionné du gouvernement May mercredi disant « ne plus croire » que le gouvernement puisse mettre en oeuvre le résultat des urnes de 2016 sur le Brexit.

Dans son discours d’adieux, Theresa May a déclaré qu’elle avait eu l’honneur d’être la seconde femme à occuper la fonction de Premier ministre, ajoutant qu’elle ne serait « certainement pas la dernière ».

Cependant, ce n’est pas Andrea Leadsom qui est donnée favorite pour remplacer Theresa May, mais plutôt Boris Johnsson, 54 ans. Surnommé Bojo, cet ancien ministre des Affaires étrangères et ex-maire de Londres apparaît comme le candidat qui aurait le plus de soutiens au sein du parti des conservateurs.
Il avait quitté le gouvernement en juillet 2018 pour ses divergences avec Theresa May sur le Brexit qu’il voudrait dur. Si Boris Johnsson est donné favori chez les bookmakers, l’histoire britannique témoigne en sa défaveur puisque la plupart de ceux qui étaient annoncés favoris ont perdu au profit de l’autre candidat.

D’autres candidats se profilent à la succession à la tête des Tories et du gouvernement. Il s’agit notamment de Michael Gove, 51 ans, ministre de l’environnement, qui avait déjà fait campagne pour la tête du parti conservateur en 2016. Il avait finit à la troisième place après Theresa May et Andrea Leadsom. Il avait soutenu Boris Johnson à la tête du parti pour succéder à David Cameron mais lui a finalement fait défection et a présenté sa propre candidature.

Dominic Raab, 45 ans, lui aussi fait partie des noms susceptibles de prendre la direction du parti. Cet ancien avocat spécialisé en droit international avait présenté sa démission de sa fonction de ministre du Brexit en novembre. Il avait critiqué l’accord de sortie négocié avec Bruxelles le jugeant « mauvais pour l’économie et la démocratie » du Royaume-Uni. Pourtant, il faisait partie de l’équipe de négociateurs britanniques.

Jeremy Hunt, 52 ans, qui fait toujours partie du gouvernement May en occupant le poste de ministre des Affaires étrangères, est connu pour sa vision modérée sur la question du Brexit. Il avait voté pour le maintien dans l’UE avant de changer de camp après avoir estimé « arrogante », l’approche de Bruxelles dans les négociations.

Enfin, le ministre de l’Intérieur Sajid Javid, 49 ans, jouit d’une certaine notoriété après avoir géré le scandale des immigrés d’origine caribéenne qui étaient arrivés en Grande Bretagne après la seconde Guerre mondiale.

Amber Rudd, avait démissionné à cause de sa mauvaise gestion de ce dossier. Elle avait renvoyé certains immigrés même s’ils avaient deux générations de descendants au Royaume-Uni.
Après avoir donné une interview-émotion sur l’affaire, déclarant qu’il aurait pu faire, lui ou l’un de ses parents, partie de ces immigrés renvoyés, il a été nommé en tant que nouveau ministre de l’Intérieur. Ses origines pakistanaises et sa famille de confession musulmane l’ont placé comme candidat idéal pour la gestion de ce scandale.

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