IRES: Etude relative à la recherche scientifique et à l’innovation dans le monde arabe

22 Mai 2019 à 20:41 Economie
IRES: Etude relative à la recherche scientifique et à l’innovation dans le monde arabe

Réalisée par le professeur universitaire et chercheur associé à l’IRES, Ahmed Azirar, et par Hicham Boutracheh, ingénieur d’Etat en chef à l’Institut marocain de l’information scientifique et technique, l’étude de l’Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES), relative à la recherche scientifique et à l’innovation dans le monde arabe, s’inscrit dans le prolongement de l’intérêt porté par l’IRES aux questions de compétitivité globale et de capital immatériel.

Elle s’assigne pour objectif d’établir un état des lieux de la recherche scientifique et de l’innovation dans le monde arabe et de faire des propositions à même de promouvoir la recherche scientifique et l’innovation dans cette région du monde.

L’étude de l’IRES sur la recherche scientifique et l’innovation dans le monde arabe tient compte de l’importance de l’innovation et de la recherche scientifique, en tant que déterminants des avantages compétitifs des pays pour améliorer durablement leur positionnement international.

La présente étude a également pour objet d’examiner les réformes menées dans le monde arabe en matière de recherche scientifique et d’innovation, en particulier la Stratégie 2030 de la Ligue des Etats arabes et de mettre en évidence les acquis à consolider ainsi que les insuffisances à corriger en la matière.

Elle ambitionne de même d’identifier les opportunités à saisir et les risques à anticiper pour renforcer le rayonnement international du monde arabe et accélérer son développement d’ensemble tout en appréciant l’intensité du lien entre les universités, les centres de recherche et les entreprises.

Réalisation des Objectifs de Développement Durable 

Lors d’un séminaire consacré à la discussion des résultats préliminaires de cette étude, le directeur général de l’IRES Mohamed Tawfik Mouline, a affirmé que la recherche scientifique et l’innovation présentent pour les pays arabes des leviers de compétitivité, de réactivité face au changement climatique et d’amélioration du bien-être des populations.

Mouline a indiqué que « la recherche scientifique et l’innovation permettent de stimuler la croissance économique et de favoriser la création d’emplois et aident à affronter les défis actuels et futurs liés notamment au ralentissement de la productivité dans les pays industrialisés, au vieillissement de la population, aux incidences du changement climatique et de façon générale à la mondialisation ».

Mouline a également précisé que la recherche scientifique et l’innovation contribuent à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) et supposent une meilleure appréhension des évolutions qui caractérisent le paysage de la science, de la technologie et de l’innovation.

« Pour les pays en développement, la recherche scientifique et l’innovation sont nécessaires pour trouver des solutions innovantes afin de rattraper les retards sur le plan économique, d’accroître la complexité économique et de préparer les entreprises à la transformation numérique et au renforcement de leur intégration dans les chaînes de valeur mondiales », a-t-il soutenu.

La part du PIB consacrée aux activités de recherche scientifique et technique 

S’agissant du monde arabe, il connait aujourd’hui une mutation profonde sur le plan politique, économique et social qui se matérialise par l’instabilité politique dans certains pays et par l’essoufflement des modèles de développement dans les autres pays, a ajouté le directeur général de l’IRES.

L’économie de la connaissance n’est pas encore affirmée dans les faits comme une voie réelle d’accélération du développement économique et social dans les pays arabes, a-t-il dit.

Il a noté que le but recherché par l’IRES est de contribuer à la réflexion stratégique sur cette question cruciale, à un moment où les systèmes de la recherche scientifique et technique connaissent une évolution rapide et où le monde assiste à l’émergence d’une révolution digitale, qui ouvre de larges perspectives aux pays pour réaliser des sauts technologiques importants.

Citant les données de l’Institut de Statistiques de l’UNESCO, Mouline a rappelé que la part du PIB consacrée aux activités de recherche scientifique et technique ne dépasse guère 1% dans le monde arabe alors qu’elle se situe à 4,3% en Corée du sud, 3,15% au Japon, 3% en Allemagne, 2,8% aux Etats Unis et 2,2% en Chine.

Il s’agit aussi de tirer les enseignements des expériences étrangères pertinentes et de réfléchir aux politiques publiques à mettre en place pour promouvoir la recherche scientifique et l’innovation, a expliqué Mouline.

La Bourse de Casablanca se stabilise à la clôture