Hirak: Des représentants des familles des détenus rencontrent Amina Bouayach

21 Mai 2019 à 15:39 Politique
Hirak: Des représentants des familles des détenus rencontrent Amina Bouayach

Lundi 20 mai après le repas du ftour, une réunion des familles des détenus du Hirak du Rif avec la présidente Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), a eu lieu au siège la Fondation Idriss Benzekri pour les droits de l’Homme et la démocratie à Rabat. Une rencontre consacrée à un certain nombre de sujets de préoccupation concernant la situation des détenus du Hirak, répartis dans les prisons du Royaume. 

À la demande de l’Association Thafra pour la fidélité et la solidarité, une délégation comprenant les membres des familles des détenus du Hirak du Rif s’est entretenue avec la présidente du Conseil national des droits de l’Homme, Amina Bouayach.

Publiant un communiqué dans la foulée, l’association rapporte que cette réunion, la première du genre, « a examiné la situation des détenus du Hirak populaire du Rif et la situation de leurs familles dans un climat de clarté et de compréhension ». L’autre enseignement à tirer de ce rendez-vous est « la nécessité de tenir de futures réunions pour approfondir les discussions », peut-on lire dans le communiqué.

« La réunion a porté principalement sur les souffrances des familles des détenus Rifains et certains points ont été pris en compte », précise le père du leader du Hirak et président de l’association Thafra, Ahmed Zefzafi à Hespress.  Il indique également que « la demande de rassemblement des détenus dans un centre pénitencier n’a pas encore été réalisée ».

« Les prisons sont surpeuplées et les familles avaient bon espoir que les détenus soient transférés à la prison de Nador, près d’Al-Hoceima, mais elle est pleine et aucune capacité d’accueil pour nos enfants n’est disponible », ajoute le père de Nasser Zefzafi.

Il convient de noter que les familles des détenus du Hirak du Rif attendent toujours un mouvement officiel visant à rassembler tous les « militants d’Al Hoceima » dans la prison la plus proche de leur famille, à savoir celle de de Nador 2 (Selouane), et à améliorer leur situation, en particulier après les promesses faites par la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion.

Avant la formulation de cette promesse, l’association Thafra avait révélé la formation d’un comité technique chargé de coordonner entre les familles de détenus réparties dans différentes prisons, appelant à « renforcer la communication entre les détenus et leurs familles afin de maintenir l’harmonie de leurs positions et l’unité de leur parole » et soulignant l’« obligation de trouver un véritable moyen de sortir de la crise dans le Rif et de libérer les prisonniers politiques ».

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