La DGAPR répond à Zefzafi père

26 Avr 2019 à 19:03 Société
La DGAPR répond à Zefzafi père

Après les déclarations d’Ahmed Zefzafi, père du leader du Hirak du Rif, faisant état de torture et à de maltraitance à l’égard des détenus du Hirak, la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a apporté ses éclairages affirmant qu’il s’agit là d’une « manœuvre méprisable aux objectifs inavoués ».

Cette manœuvre, a souligné la DGAPR, ne l’empêchera pas pour autant de poursuivre son approche basée sur la préservation de la dignité de tous les détenus, toutes catégories confondues, et le respect de leurs droits conformément aux dispositions de la loi.

Dans un communiqué, la DGAPR précise qu’avec ces déclarations, publiées sur les réseaux sociaux, Zefzafi père qui a attiré certaines personnes pour manifester devant son siège, a insisté à mener sa manœuvre constitue « une manœuvre méprisable aux objectifs inavoués », en dépit dur fait que son fils et les autres pensionnaires détenus dans le cadre des événements d’Al-Hoceima dans les prisons locales de Ras El Ma à Fès et de Tanger 2, aient mis fin à leur grève de faim, chose qu’il savait.

« Contrairement aux accusations irresponsables formulées par le concerné à l’encontre de la DGAPR en alléguant qu’elle « persécute, opprime et torture les détenus en question, à travers lesquelles il tente d’induire en erreur l’opinion publique, la Délégation assure qu’elle traite tous lesdits détenus conformément à la loi, à l’instar des autres pensionnaires des établissements pénitenciers, et qu’ils n’ont à aucun moment fait l’objet d’une maltraitance quelconque de la part des administrations des institutions où ils étaient auparavant ou celles où il sont détenus désormais, et encore moins qu’ils soient torturés », peut-on lire dans le communiqué.

Par ailleurs, la délégation rappelle qu’une série de mesures ont été initiées en faveur des pensionnaires concernés détenus dans les prisons locales Tanger 2 et Ras El Ma à Fès visant à améliorer les conditions de leur détention, suite auxquelles ils ont mis fin à leur grève de la faim.

Concernant les institutions pénitentiaires auxquelles les détenus interpelés dans le cadre des événements d’Al-Hoceima ont été transférés après la confirmation en appel de leurs jugements, la DGAPR affirme que contrairement aux allégations du père du leader du Hirak, ces institutions sont récentes et ont été bâties conformément aux normes internationales visant à humaniser les conditions de détention des pensionnaires et préparer leur réinsertion après leur libération.

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