Saïda Lachhab appelle à l’ouverture des mosquées et zaouïas aux sans-abri

21 Avr 2019 à 08:18 Opinions
Saïda Lachhab appelle à l’ouverture des mosquées et zaouïas aux sans-abri

Dans son intervention lors du premier Forum mondial du soufisme à Chefchaouen ce vendredi 19 avril, la chercheuse marocaine Saïda Lachhab a souligné la nécessité pour les zaouïas de revenir à leurs rôles historiques, notamment la correction des erreurs de la société et la réduction des écarts sociaux.

Docteur spécialiste dans le soufisme, Saïda Lachhab appelle à l’ouverture « de jour comme de nuit » des mosquées et zaouïas marocaines, afin d’abriter tous ceux qui veulent apprendre, parler de Dieu ou être hébergés « pour ne plus voir d’enfants et de sans-abris dans la rue, tandis que des caméras de surveillance peuvent renforcer la sécurité ».

Elle a également appelé à « un réexamen des programmes scolaires qui discréditent et réduisent le soufisme ».

Il s’agit d’un exemple de décision commune qui ne contient qu’un texte sur le rôle des Soufis à des époques révolues, et qui nécessite « de revoir la manière dont l’information est transmise », a-t-elle dit.

« Outre le rôle des zaouïas dans le maintien de la sûreté de la communauté, ses responsables avaient pour mission de préserver la religion islamique contre l’évangélisation, de défendre les biens, de nourrir les nécessiteux, de protéger ceux qui craignent une injustice et de prendre des riches pour donner aux pauvres », expliquait la professeur universitaire, auteure du livre « La zaouïa Raïssounia: histoire et rôles ».

Saïda Lachhab évoque les périples de certains érudits, à travers l’histoire, dans des zones reculées pour y fonder des lieux de culte, sachant qu’il existe des adeptes qui les apprécient et qui les suivent.

« Le soufisme peut nous unir », pense-t-elle, ajoutant qu’il est « nécessaire de corriger l’histoire des zaouïas et de ne pas consacrer certains phénomènes négatifs en décrivant des rituels archaïques.

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