Algérie: Abdelkader Bensalah nommé président par intérim

09 Avr 2019 à 11:17 Monde
Algérie: Abdelkader Bensalah nommé président par intérim

Abdelkader Bensalah, le président de la Chambre haute du Parlement algérien a été nommé, mardi 9 avril, en tant que président par intérim, annonce la télévision algérienne nationale.

La nomination d’Abdelkader Bensalah est le fruit le l’application stricte de l’article 102 de la Constitution algérienne qui stipule que c’est le président du Conseil de la Nation qui remplace en cas de vacance de la présidence.

Abdelkader Bensalah sera en charge d’organiser les élections algériennes pendant la période d’intérim et son mandat ne pourra pas excéder 90 jours, selon les dispositions de la Constitution.
L’homme de 77 ans, qui siégeait à la tête de la chambre haute du Parlement est contesté par la rue qui lui reproche d’être un fidèle du clan Bouteflika.

Cette nomination à la tête de l’Etat intervient en marge de la réunion à Alger des deux chambres du Parlement algérien, à savoir le Conseil de la Nation et l’Assemblée populaire nationale, après la constatation de la vacance du pouvoir suite à la démission d’Abdelaziz Bouteflika.

La vacance définitive de la présidence

En vertu de l’article 102 de la Constitution algérienne, à la démission du chef de l’Etat, le Conseil constitutionnel se réunit « de plein droit », c’est-à-dire de sa propre initiative. Il constate alors, à la majorité de ses membres, « la vacance définitive de la présidence ».

Il communique « immédiatement l’acte de vacance définitive » au Parlement. La Constitution ne précise pas qu’un vote doit avoir lieu.

Le chef de l’Etat par intérim ne peut être candidat à cette élection et le gouvernement ne peut être ni démis ni remanié avant l’élection d’un nouveau président de la République. Si le Premier ministre est candidat à la présidentielle, il est automatiquement démissionnaire et remplacé par un membre du gouvernement désigné par le chef de l’Etat par intérim.

Le président par intérim ne peut pas consulter la population par référendum, ne peut pas lancer une révision de la Constitution, ni légiférer par ordonnances, ni dissoudre l’APN. Il ne dispose pas du droit de grâce, de remise ou de commutation une peine.

Il doit obtenir l’approbation des deux chambres du Parlement pour déclarer l’état de siège, l’état d’exception, la mobilisation générale ou la guerre et pour signer les traités de paix.

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