5G : Le Maroc s’y prépare déjà

05 Avr 2019 à 12:05 High-tech
5G : Le Maroc s’y prépare déjà

Le monde entier est en train de connaitre la révolution que propose la 5e génération du réseau télécom. Il n’est que chose naturelle de voir le Maroc suivre la tendance et de travailler sur le développement de son infrastructure, afin de déployer la 5 G dans les plus brefs délais. Mais en quoi la 5G est-elle vraiment importante ? Les détails.

Il est vrai que le réseau télécom national reste encore inaccessible dans certaines régions du royaume, où la 4G et même la 3G sont un «mythe», mais le Maroc déploie bien des efforts pour limiter les disparités dans ce sens.

Les trois opérateurs télécoms, notamment Maroc Telecom, Orange et inwi ont tous procédé récemment à des tests concernant le déploiement de la 5e génération du réseau. De plus, l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) a procédé à l’élaboration de la loi n°121-12, modifiant et complétant la loi n°24-96, dont l’objectif est de permettre aux opérateurs télécoms de profiter à parts égales des infrastructures nécessaires à la transition du haut débit vers le très haut débit, que ce soit via fibre optique ou 5 G. Ladite loi permet par ailleurs au régulateur des télécoms d’avoir plus de pouvoir pour ce qui est de sanctionner les infractions dans ce sens. En vue de ces dispositions, les opérateurs nationaux n’auront plus qu’à présenter leurs dossiers de candidature lors de l’appel à la concurrence pour la distribution des licences 5G par le régulateur télécoms.

Qu’est-ce que la 5G ?

Pour parler de 5 G, il faut remonter le temps et parler de la 1re génération du réseau, lancée en 1981. Celle-ci permettait d’effectuer des appels téléphoniques, avant qu’elle ne soit remplacée en 1998 par la 2G, offrant la possibilité d’envoyer des messages. L’introduction de la 3 G en 2001 a permis de naviguer sur Internet via mobile à une vitesse située en 0,1 et 8 Mb/s, alors que la 4 G en 2008 aura permis de pousser cela à un autre niveau en permettant le partage de contenu vidéoludique un peu partout, en plus de l’utilisation d’applications connectées à plein temps, avec une vitesse de 15 Mb/s.

Cela dit, le déploiement de la 5G promet de répondre à 8 exigences principales, à savoir :

  1. Un temps de latence réduite à une milliseconde
  2. Une bande passante 1000 fois rapide par rapport à ce qui se fait actuellement
  3. D’avoir des débits pouvant atteindre 10 Gbps, soit une amélioration située entre 10 à 100 fois par rapport à la 4G et 4G+
  4. Une disponibilité de 99,9 % sur le réseau
  5. Une couverture réseau à 100 %
  6. Une réduction de la consommation énergétique sur les équipements 5G pouvant aller jusqu’à 10 ans sur les appareils de faible puissance
  7. Une économie énergétique sur le réseau pouvant aller jusqu’à 90 % des besoins du réseau
  8. La possibilité de connecter jusqu’à 100 fois le nombre d’appareils connectés sur le réseau

La 5G promet ainsi d’avoir un débit minimum de 1 Gb/s à l’horizon 2020. Cela dit, il faudra attendre un certain moment avant que le réseau ne soit « réellement » optimal. Cela n’est pas vraiment un point négatif, puisque, comme toute technologie nouvelle, il faut passer par une phase de déploiement qui se caractérise par des bugs et des corrections assez fréquentes, afin d’avoir un produit final complètement optimal pour les utilisateurs.

La 5G permettra ainsi de partager du contenu en streaming 4K ou 8 K et même 3D sans interruption, en plus d’offrir la possibilité de naviguer sur les différents équipements et environnements connectés à plein temps. La 5 G est donc une étape normale dans l’évolution du réseau, mais surtout de l’évolution du quotidien des utilisateurs qui, on peut le dire, sont une extension vivante de la technologie.

En quoi est-ce intéressant ?

En plus de la fibre optique, la 5G est une étape normale à franchir dans le futur proche. On ne peut pas parler de villes intelligentes et de Big Data sans disposer de l’infrastructure nécessaire à véhiculer une quantité importante de données en un temps limité. De plus, comme dit un peu plus haut, la 5 G s’avère n’être rien d’autre qu’une norme parmi tant d’autres, du fait que la 4 K va se démocratiser rapidement, s’en suivra la 8K. De plus, si la tendance semble être au streaming vidéo, il n’est que chose normale de basculer vers les plateformes de Cloud gaming et de streaming de jeux vidéo, mais aussi du port de l’expérience utilisateur à un nouveau niveau avec des technologies telles que la réalité virtuelle ou la réalité augmentée. Elle servira notamment au déploiement des véhicules autonomes, mais aussi à la gestion en temps réel des routes, éclairage, terrains agricoles, zones de pêches, etc. Son utilisation ne se limite pas aux domaines cités précédemment, mais s’étend même à la médecine et à la sécurité, dans la mesure où le transfert de dossiers de patients ou de personnes recherchées se fera en un temps record, passant d’une latence de 10 ms à 1 ms. Il sera ainsi facile de traiter les cas urgents, au lieu d’attendre pendant des durées importantes d’avoir un retour d’informations.

Cela dit, comme pour les anciennes générations de connexion, les promesses de la 5G peuvent n’être rien de plus que des « promesses », notamment la fameuse indication « *débit théorique » que l’on retrouve chez les opérateurs télécoms. La 5 G se veut donc, dans un sens, comme un moyen de lutter contre le désert numérique, voir faire face à une obsolescence technologique, à un moment où il est impossible de faire la différence entre smartphones, phablettes, tablettes, PC et autres équipements connectés.

Qu’en est-il de la sécurité du réseau ?

La 5G promet bien des gains importants en termes de vitesse de transfert des données, mais qui dit données, dit sécurité et protection de celles-ci. Il est donc important de clarifier que la norme pour l’authentification du réseau de 5e génération n’est pas encore au point. Celle-ci sera évidemment calquée sur celle de la 4G, avec des modifications pour ce qui est des équipements IoT.

La 5G, c’est pour quand exactement ?

La course au déploiement de la 5e génération du réseau a été initiée depuis un bon moment. La Corée du Sud est officiellement le premier pays dans le monde à avoir déployé la 5G en ce début du mois d’avril. Le pays a déployé la 5G dans la soirée du 3 avril, à noter que la presse locale parle de débits atteints allant jusqu’à 2,7 Gb/s. La liste des pays qui suivront la tendance comprend la Chine, les USA et le Japon. Les experts du domaine, ainsi que les constructeurs d’équipements réseau et de téléphonie mobile parlent de 2020 pour ce qui est de l’Europe. La technologie débarquera donc dans le reste du monde après cette période. Cela dit, comme indiqué en plus de l’article, il semble que le Maroc sera « parfaitement » aligné sur l’Europe pour le déploiement de la 5G, ce qui veut dire quelque part que le royaume verra la 5e génération du réseau entre fin 2019 et début 2020.

Cela dit, il faut bien noter que l’on est, et on sera toujours en phase d’expérimentation du réseau, puisque les essais se poursuivront, actuellement, jusqu’à fin 2019.

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