Belgique : une étudiante marocaine arrêtée et mise dans un centre fermé pour immigrés

Belgique : une étudiante marocaine arrêtée et mise dans un centre fermé pour immigrés

Une jeune étudiante marocaine, du nom de Rania Akrach, a été arrêtée à l’aéroport de Zaventem, Bruxelles-nationales, dans la soirée du dimanche 3 février et mise dans un centre fermé d’immigrés. Les détails.

Etudiante en sciences politiques à l’université de Lille, selon les médias Belge, la jeune Rania rentrait d’un séjour de trois jours au Maroc. Elle a pris un vol Casablanca-Bruxelles, suite à  l’inexistence d’un vol directe entre Casablanca et Lille.

A sa grande surprise, et une fois arrivée à l’aéroport de Bruxelles-Nationales à Zaventem vers 17 heures, les policiers des douanes informent la jeune fille que son « récépissé de demande de titre de séjour français (puisqu’elle est toujours étudiante en France) lui permettait d’atterrir uniquement en France et non pas en Belgique », chose qu’elle ignorait.

Selon le média belge RTBF, Rania a été mise en isolement et a passé la nuit du dimanche 3 février au lundi 4 au centre fermé Caricole de Steenokkerzeel en Belgique. La sœur de la jeune étudiante  a déclaré à RTBF que cette dernière « ne fait que pleurer. On ne lui permet pas de poser des questions, lorsqu’elle dit qu’elle a du mal à respirer, on ne lui répond pas ».

Les ressortissants devraient être mieux informés

L’attaché du consulat général du Maroc, Fouad Mejloufi, a été interrogé par RTBF sur ce qui est arrivé à la jeune étudiante marocaine. Ce dernier a expliqué que « c’est un cas connu et très problématique pour leurs services. Il y a 90 chances sur 100 pour que la jeune fille soit refoulée directement au Maroc sans passer par la France ». Et d’ajouter que « les titres de séjour ne sont pas valables que dans le pays où ils sont émis et que les ressortissants devraient être mieux informés ». Toujours selon RTBF, la police fédérale serait en train d’examiner les faits.

Rania a finalement pu rejoindre sa famille au Maroc. Elle a été expulsée dans la soirée du lundi 4 février après avoir passé plus de 24h dans une pièce d’isolement, « terrifiée » par le questionnaire qu’elle a subi, ainsi que les moqueries et la « xénophobie » dont a fait preuve les douaniers belges.

Elle a d’ailleurs partagé ce mauvais souvenir sur son compte Facebook où elle a titré « Si la folie était une pièce, elle serait celle-ci ».

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Publiée par Rania Akrache sur Mardi 5 février 2019

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