M’dina-bus-Conseil de Casablanca : un partenariat chaotique qui touche à sa fin

05 Fév 2019 à 11:35 Economie
M’dina-bus-Conseil de Casablanca : un partenariat chaotique qui touche à sa fin

Chargé de la gestion contractuelle du transport public urbain à Casablanca depuis juillet 2017, l’établissement de coopération intercommunale (ECI) a décidé ce lundi 4 février de rompre le contrat liant le Conseil de la ville à M’dina Bus, la société déléguée du transport dans la capitale économique. D’une durée de 15 ans, avec possibilité de prolongement pour 7 ans supplémentaires, ce contrat courait jusqu’au mois de novembre 2019. 

Baptisé « Al Baida » et placé sous la tutelle de l’Intérieur, l’ECI réuni 18 communes casablancaises. Une source proche du dossier affirme à Hespress FR que « le prolongement du contrat avec le gestionnaire délégué du transport (M’dina Bus) est indésirable et inenvisageable ». Une lettre a, en effet, été envoyée par l’ECI à M’dina Bus, l’informant de la décision de la rupture du contrat à l’échéance préfixée entre les deux parties 15 ans plutôt, en 2004.

Chaotique à différents égards, la relation entre l’autorité délégataire (le Conseil de la ville) et la société délégante (M’dina bus) n’a cessé de se dégrader tout au long de la décennie et demi du contrat. Les deux parties continuent de s’accuser mutuellement sur les raisons ayant conduit à cette situation.

C’est à la justice de trancher

Parc vétuste et réduit, pannes à répétition, accidents et incendies, vandalisme, déplorable qualité de service, litiges contractuels et mauvaise gouvernance décriées par des rapports officiels dont celui de la Cour des comptes…

Les maux de ce secteur dont dépend la mobilité d’un demi-million de casablancais par jour sont innombrables. Et les deux parties continuent de s’accuser mutuellement sur les raisons ayant conduit à cette situation. « C’est à la justice de trancher », déclare notre source au sein de l’ECI.

Dans l’après-midi d’hier, les salariés de M’dina Bus ont tenu un sit-in devant le siège de l’entreprise pour protester contre « le retard des salaires ». Une situation qu’ils ont décri comme « permanente », et ayant un impact continue sur leurs conditions sociales.

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