PJD-RNI: la rivalité, c’est aussi au niveau des Chabiba des deux partis

02 Déc 2018 à 18:20 Politique
PJD-RNI: la rivalité, c’est aussi au niveau des Chabiba des deux partis

Alliés dans le gouvernement certes, mais les ailes dures du PJD et du RNI ne ratent pas une occasion pour se lancer des piques. Mimant leur aînés, les apprentis dirigeants des deux partis font de même. Le dernier exemple en date est celui de Mohamed Amekraz, secrétaire national de la Chabiba (Jeunesse) du PJD.

Encadrant une rencontre de jeunes du PJD ce vendredi 30 novembre à Inezgan, fief islamiste où l’actuel chef du parti Saâd-Eddine El Othmani a vu le jour, Mohamed Amekraz n’a pas ménagé le désormais ennemi juré du RNI, puisque la rivalité avec le PAM est visiblement reléguée aux oubliettes.

« Ceux qui prétendent représenter un projet pour les Marocains en mettant 2021 (année des prochaines élections législatives, NDLR) comme horizon seront jetés comme des kleenex par ceux qui les manipulent« , criait Mohamed Amekraz sous les vivats des siens.

Pour une poignée de milliards 

Le secrétaire général de la Chabiba PJD s’en est pris, ensuite, ouvertement au RNI et à son homme fort Aziz Akhannouch. Reprenant l’une des conclusions phares de la mission d’information sur la libéralisation du marché des hydrocarbures, décrétée par le gouvernement Benkirane en décembre 2015, il a appelé le toujours ministre de l’Agriculture et leader dans ce secteur via son entreprise Afiquia, à faire une mise au point publique.

« Qu’ils sortent pour nous expliquer à quoi correspondent les 17 milliards de bénéfice indu estimé par les parlementaires. Et si le parlement ment, il devra être dissous » explique, laconiquement, Mohamed Amekraz.

La Chabiba du PJD, acquise à Benkirane

Jeune avocat du barreau d’Agadir, le remplaçant du député Khalid El Boukarai à la tête de la Chabiba est également un fervent défenseur d’Abdelilah Benkirane dont il a défendu sa réélection pour un troisième mandat au secrétariat national du PJD.

Autant dire que sa verve reprend des éléments de langage de l’ancien chef de la maison PJD. « Ceux qui prennent le PJD pour cible doivent répondre à cette question ‘Y-a-t-il une réelle alternative à présenter aux Marocains s’ils brisent le PJD ?‘ » a-t-il notamment martelé.

Contesté dans son propre camp, Benchamach tance El Othmani