DLM résiste mais à quel prix?

DLM résiste mais à quel prix?
DR - Hespress
lundi 3 mai 2021 - 08:34

Le fleuron de l’industrie métallique, Delattre Levivier Maroc, qui est en pleine procédure de redressement judiciaire depuis le 26 avril suite à la décision du Tribunal de Commerce, tient encore debout et ne semble pas prêt pour déposer les armes. Apparemment, les employés non plus…

Il fut une époque où ce leader de la construction métallique et de montage, faisait tellement florès au Maroc qu’il a connu des périodes fastes et glorieuses. Mais depuis quelques années, c’est la dégringolade aux enfers pour le groupe, faute de l’absence de commandes, des grandes difficultés de trésorerie, de certains problèmes avec des clients étrangers et de la compromission de gros contrats…En sauvegarde judiciaire depuis décembre 2019, le Tribunal de Commerce de Casablanca, qui a constaté que DLM est en cessation de paiement, vient d’annoncer la procédure de son redressement. 

Et c’est le syndic Rachid Sebti qui s’est vu confier la mission d’établir un bilan global de la société qui devra servir pour élaborer soit un plan de continuation ou de cession, ou dans le pire scénario un plan de liquidation.

Commentant cette décision du Tribunal dans un communiqué publié le 27 avril, le groupe se dit optimiste, confiant et percevant enfin de la lumière au bout du tunnel.

“Il faut savoir que depuis plusieurs années déjà, nous sommes dans l’expectative d’une solution idoine qui nous permettra de reprendre du poil de la bête. Et l’on n’espérait pas seulement une issue favorable de la part du Tribunal de Commerce mais aussi de celle du gouvernement”, confie sous le sceau de l’anonymat à Hespress FR un employé qui a blanchi sous le harnais à DLM.

Et de nous indiquer : “Le top management est régulièrement en discussion avec le ministère de l’Industrie pour essayer de trouver un moyen de recouvrer des sommes astronomiques auprès de grands groupes étatiques…Mais jusque-là ça n’a pas dépassé le cadre des promesses…”. Mais ce salarié continue tout de même d’espérer ardemment que ces discussions aboutissent à du concret finalement.

“Si rien n’est fait en haut lieu, l’entreprise mettra la clé sous le paillasson et ce sera la mort pour nous. Nous souhaitons vivement que la société se remette sur pied et qu’elle regagne ses lettres de noblesse d’antan”, avance-t-il, tout en regrettant une époque révolue : “Il faut souligner que juste avant la descente aux enfers du groupe, les employés étaient choyés avec des augmentations générales atteignant les 3000 dirhams par employé suite à la signature d’un protocole d’accord avec la Direction RH.

Et hormis les augmentations générales distribuées généralement entre la fin d’année et le mois de janvier, il y avait aussi le déclenchement des promotions en juin de chaque année ! Nous étions plus que motivés et par ricochet productifs et nos résultats positifs sont là pour le prouver”.

Et de présager : “L’espoir reste aussi de mise, surtout que la décision du Tribunal ne fait qu’attester que la continuité de notre activité n’est pas remise en cause. Et comme la Direction nous a bien fait comprendre, ce redressement est justement destiné à nous permettre de résister aux turbulences”.

Avis partagé par une source bien informée et proche du dossier qui réitère l’importance du recouvrement auprès des gros clients, sachant que la société connaît une baisse de ses activités et de ses résultats ainsi que des difficultés de trésorerie avec de gros contrats abandonnés à mi-parcours…

Et de révéler à Hespress FR : “La société traverse une très mauvaise passe qui l’a poussée à retarder le versement des salaires et le paiement de certaines factures de clients et de fournisseurs…, mais il n’empêche qu’elle a fait tout son possible pour payer son personnel récemment et qu’elle va aussi continuer à le faire surtout pour qu’ils puissent fêter dignement Aïd El Fitr”.  

Introduite en Bourse le 29 avril 2008 à 729 dirhams, le titre du spécialiste de l’industrie métallique lourde au Maroc n’a jamais réussi à dépasser sa valeur d’introduction. Aujourd’hui, l’action se négocie à 40 dirhams.

Delattre Levivier Maroc DLM Industrie métallique Redressement judiciaire Tribunal de commerce
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