Messaoud Bouhcine : La subvention n’est pas une rente mais un droit

Messaoud Bouhcine : La subvention n’est pas une rente mais un droit
dimanche 11 avril 2021 - 11:30

L’acteur et réalisateur Messaoud Bouhcine est l’invité cette semaine de l’émission web de Hespress, Niqach fi siyassa. A cœur ouvert, il parle pêle-mêle de la situation des artistes, de la subvention publique ou encore des actions syndicales.

Dans cet épisode, à diffuser dimanche soir, le président du Syndicat marocain des professionnels des arts dramatiques (SMPAD), a commencé par défendre la subvention des projets artistiques, affirmant qu’il ne s’agit nullement d’une rente, mais « d’un droit légitime, régi par des lois et des conventions internationales».

Il a, en outre, relevé que conformément aux normes internationales «l’art fait partie des métiers à risque, en ce sens que l’artiste peut travailler une fois ou deux pendant toute une année, et partant, son revenu n’est pas régulier. Il peut augmenter comme il peut baisser ».

«Les artistes marocains gagnent de l’argent, mais ces gains ne sont pas réguliers », a dit Messaoud Bouhcine, également enseignant à l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation (ISADAC).

Et d’ajouter que le Maroc n’est pas le seul pays qui soutient l’art et la culture, notant toutefois, que plusieurs métiers bénéficient de l’aide de l’Etat, sans pour autant que cela ne suscite une pareille polémique.

L’artiste, par ailleurs membre du Parti du Progrès et du socialisme (PPS), estime que « l’action syndicale en milieu artistique est très éloignée de l’action partisane, car consiste à défendre les droits et acquis d’une catégorie, à priori indépendante ».

Même si, a-t-il déploré, certaines parties de scène artistique se servent de cette « autorité symbolique » pour « créer des groupes de pression et défendre des intérêts propres».

Abordant les programmes du mois de Ramadan, sujets à moult critiques, Messaoud Bouhcine, a soutenu que ce débat reflète une diversité des goûts, mais qui se heurte à une rareté de chaines TV qui font que le choix reste très limité.

Il a à ce propos appelé à ne pas imputer au seul artiste la responsabilité des critiques ciblant la grille ramadanesque, car, a-t-il dit, « les artistes marocains ont un potentiel créativité et talent non négligeable, et ne doivent pas à eux seuls assumer la responsabilité des critiques ».

Pour ce qui est du sitcom, le plus ciblé par les critiques, le président du SMPAD, a avancé qu’au Maroc, un épisode est réalisé en une journée, ce qui est inadmissible, quand la norme est autour d’une semaine, et «c’est pour cela qu’il faut arrêter d’accabler les artistes », car ils ne sont qu’un maillon d’une chaîne, mais se retrouvent à assumer toute la responsabilité devant le public.

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