Green Future Index 2021 : le classement élogieux du Royaume terni par l’affaire Masen

Green Future Index 2021 : le classement élogieux du Royaume terni par l’affaire Masen

Le Green Future Index est un classement de 76 pays et territoires de premier plan sur leurs progrès et leur engagement à bâtir un avenir sobre en carbone nous dit le Magazine MIT Technology Review Insights en charge justement du classement.

Ce dernier mesure le degré de pivotement de leurs économies vers les énergies propres, l’industrie, l’agriculture et la société par le biais d’investissements dans les énergies renouvelables, l’innovation et la finance verte. L’onglet de classement général montre les performances des économies examinées les unes par rapport aux autres et regroupe les scores générés dans les cinq piliers suivants: émissions de carbone, transition énergétique, société verte, innovation propre et politique climatique. Le Maroc pour l’exercice en cours se positionne à la 26ème place dans l’index 2021. Le Royaume, pour ce faire, produit plus de 40% son électricité à partir de sources renouvelables il possède également une industrie de l’énergie verte en pleine croissance.  Et, le Maroc peut bomber le torse pour sa belle position par rapport à des puissances comme les Etats-Unis (40ème) ou la Chine (45ème)  la Corée du Sud (31ème), Israël (38ème) ou le Japon (60ème).

Dans la région Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA), le Maroc est à la tête du podium, devant Israël (38ème) et les Emirats arabes unis (42ème). Il est également second sur le continent à cinq places du Kenya (23ème) et devance l’Ethiopie (27ème). Plus, pour ce qui est de l’innovation propre, le Maroc est au pied de l’estrade, quatrième exæquo avec le Luxembourg (7 pts) le podium étant occupé par Singapour (7,6 )  la Finlande (7,4) et le Chili (7,2). Le Royaume est à la 26e position en termes de politique climatique, 41e en termes d’émission de CO2 et société verte et 47e sur la base de transition énergétique.

MIT Technology Review Insights, rend hommage aux efforts déployés par le Royaume ces dernières années grâce à une politique ambitieuse en termes de lutte contre le changement climatique et aux lancements d’importants projets tels que le complexe Noor de Ouarzazate, un gigantesque projet solaire réalisé dans le cadre de sa stratégie énergétique qui vise à porter la part des énergies renouvelables dans le mix électrique national à plus de 52% à l’horizon 2030.

Cependant ce classement de « The Green Future Index 2021 » aussi élogieux soit-il ne saurait en aucuns cas occulter l’affaire Masen qui fait tâche dans ce décor. Quand on sait que la gabegie et les retards ont frappé de plein fouet les projets Noor véritables vitrines du Royaume et plus particulièrement de celui de Noor Midellt à l’arrêt ou tournant au ralenti au bonheur des bailleurs de fonds allemands de par le gouffre financier qu’il en coûte au Maroc.

L’Exécutif tente d’y remédier certes, on l’a vu récemment avec l’interdiction de quitter le territoire national l’encontre de certains responsables comme Mustapha Bakkoury, président de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) et quatre de ses directeurs, Fatema Hamdouch, directrice du pilotage stratégique, Tarik Hamane, directeur du développement, Nisrine El Kortbi, directrice du pôle ressources humaines et Rachid Bayed, directeur des opérations en l’occurrence. Mais pour autant, le Marocain exige plus de sévérité et contrôle à l’égard des mauvais gestionnaires, notamment quand il s’agit des mégaprojets du genre et qui font la fierté du Royaume. Mais combien d’autres passent entre les mailles du filet.

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