Masen : Le PJD saisit El Malki pour convoquer Mustapha Bakkoury et Aziz Rebbah

Masen : Le PJD saisit El Malki pour convoquer Mustapha Bakkoury et Aziz Rebbah

Nul n’échappe à son destin ! Et dans le chapitre descente aux enfers Mustapha Bakkoury PDG ou ex PDG de l’Agence marocaine pour l’énergie durable Masen est, ou serait, soupçonné d’accointances avec des bailleurs de fonds allemands, est tout désigné pour ce faire. C’est d’ailleurs la cause de sa disgrâce aujourd’hui.

C’est un secret de Polichinelle, sa gestion approximative de Noor Ouarzazate et Midelt lui en auraient coûté d’où cette situation invraisemblable dans laquelle le président de la région Casablanca-Settat s’est engouffré. On lui reprocherait d’avoir favorisé des entreprises germaniques (Siemens, Flaberg, Lahmeyer…). Mais là n’est pas la question car si l’on en croit le président du groupe des députés du Parti justice et développement (PJD), Mustapha Ibrahimi, qui a demandé la convocation de Mustapha Bakkoury, il devra en découdre quant à cela avec les députés et plus exactement avec la Commission des infrastructures essentielles à la Chambre des représentants quant à cette gestion qui engloutit des sommes faramineuses en perte sèche, bon an, mal an.

Le PJD va plus loin et innove. Le parti de la lampe verrait également du bon œil et de la bonne oreille, le ministre de  tutelle, s’expliquer sur certaines « contraintes » entravant la réalisation de plusieurs projets en la matière. Et pourtant Aziz Rebbbah est l’une des composante essentielle du parti. Ce petit paradoxe est de bonne guerre car Bakkoury est à l’opposition (PAM) ce que Rebbah est la majorité (PJD).

Mustapha Ibrahimi a fait part de sa demande dans une lettre adressée à Habib El Malki, le président de la Chambre des représentants, début avril 2021. Si Mustapha Bakkoury qui est sous le coup  d’une mesure judiciaire l’interdisant de quitter le territoire national, il a donc tout le loisir de se présenter devant les députés ce qui n’est pas tout à fait le cas de Aziz Rebbah qui à maintes reprises a trouvé matière à « sécher les cours » de l’oral dans l’hémicycle. On verra bien !

A titre de rappel, lors d’une séance de travail au Palais royal de Rabat au mois d’octobre dernier, consacrée à la stratégie des énergies renouvelables, le Souverain n’avait pas apprécié les retards pris dans l’exécution de ce vaste projet et avait donné ses instructions afin de faire aboutir ce chantier stratégique dans les délais impartis. C’est que l’engagement pris par Masen pour atteindre les 2000 MW dès 2020 était loin d’être réalisé d’où cette appréciation royale qui avait marqué les Marocains à l’époque quant à ce projet qui tenait à cœur au Royaume.

C’est le projet Noor de Midelt qui devait s’ajouter à Noor Ouarzazate qui avait failli à sa mission en accusant énormément de retard comme du reste la  majorité des autres chantiers qui sont à la traîne. Principale cause selon le Conseil économique et social (CESE) chapeauté par Ahmed Chami, le choix contesté de la technologie CSP que l’on doit à nos « amis » allemands d’où des pertes allant jusqu’à 800 millions/an de dirhams.

Voilà un peu ce que devra expliquer Mustapha Bakkoury à la Chambre des représentants qui aura à charge dès lors que son président a été saisi par le parti majoritaire le premier de ce mois et ce n’est pas un poisson d’avril de fixer une date à cette réunion, demandée en urgence par le chef du groupe parlementaire du PJD.

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