Ces femmes marocaines qui brillent hors des frontières

08 Mar 2021 à 13:06 Société
Ces femmes marocaines qui brillent hors des frontières

Elles ont gravi un à un les échelons et concrétisent désormais leurs ambitions en France, aux Etats-Unis, aux Pays-Bas ou encore en Allemagne.

Elles sont marocaines et brillent sous d’autres cieux. Ces femmes se sont imposées chacune dans son domaine et font la fierté du Maroc. C’est notamment le cas de Khadija Arib, première femme d’origine marocaine élue présidente de la Chambre basse du Parlement des Pays-Bas.

De grandes fonctions politiques 

Mme Arib, 58 ans, a en effet été élue en janvier 2017 à une grande majorité des voix des députés. Elle est également la fondatrice de l’Union des femmes marocaines aux Pays Bas. Née en 1960 dans la région de Settat, elle a quitté le Maroc à 15 ans pour s’installer à Amsterdam dans le cadre de la politique menée par l’État néerlandais permettant la réunification des familles immigrées.

En France, Najat Vallaud-Belkacem s’illustre quant à elle dans la vie politique de l’Hexagone. Née en 1977 à Beni Chiker, dans la région du Rif, elle amorce sa carrière politique à Lyon. Entre 2008 et 2013, elle y occupe le poste de conseillère municipale, adjointe à la Jeunesse et à la vie associative. D’abord ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement Ayrault entre 2012 et 2014, elle est nommée ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche en août 2014. Elle est la première femme à obtenir cette fonction depuis la création de la république.

Myriam El Khomri a également eu un poste ministériel en France. Native de Rabat, elle a dirigé le ministère du Travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social pendant près de deux ans. Aujourd’hui, elle siège au Conseil de Paris depuis 2008 et au Bureau national en 2012. Elle avait aussi occupé le poste d’adjointe au maire de Paris.

Avant elle, Rachida Dati avait ouvert la voie aux femmes d’origines marocaines. Après la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007, elle est nommée ministre de la Justice, garde des Sceaux jusqu’au 23 juin 2009. Ce qui en fait la première personnalité politique née de parents immigrés maghrébins à avoir exercé une fonction régalienne dans un gouvernement français.

Culture et sciences à l’honneur

Toujours dans l’hexagone, Leila Slimani est la nouvelle coqueluche de la littérature. En 2016, celle qui est née à Rabat en 1977 devient la douzième femme primée au célèbre Prix Goncourt, grâce à son roman Chanson douce. En novembre 2017, elle devient même la représentante personnelle du président Emmanuel Macron pour la Francophonie, afin de siéger au Conseil permanent de la francophonie au sein de l’Organisation internationale de la francophonie.

Aux Etats-Unis, Asmae Boujibar, originaire de Casablanca, devient la première Marocaine à avoir intégré le prestigieux centre de recherche américain (NASA). Spécialiste en astronomie et en volcanologie, elle succède en 2014 à quatre autres chercheurs marocains à la NASA, qui avaient déjà mené une expérience dans l’espace sous le pilotage de l’administration américaine. En décrochant sa place au sein de l’entité de recherche américaine, Asmae Boujibar poursuit ainsi ses recherches dans son domaine de prédilection: la différenciation des planètes.

Houria Esslami, membre du Conseil national des droits de l’Homme et membre fondateur du Forum marocain pour la vérité et la justice (FMVJ) siège depuis deux ans à la présidence du Groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI). Cette ancienne directrice exécutive de la Fondation Driss Benzekri des droits humains et la démocratie et membre de plusieurs ONG des droits de l’Homme avait été nommée en mars 2014 membre du GTDFI.

Le volet social est également incarné par la sociologue Soraya Moket, qui a été décorée de l’Ordre du mérite de la République fédérale d’Allemagne par le président Joachim Gauck, en mars 2017. Etablie en Allemagne depuis 25 ans, elle a été récompensée pour son travail en faveur de l’intégration des étrangers dans la société allemande, l’échange culturel et le dialogue des civilisations.

Les success-story marocaines au féminin sont multiples et Zineb Mouline, professeur- chercheur en chimie, spécialiste dans l’analyse des gaz à effet de serre à l’université Nagoya, au Japon, ou encore la scientifique Rajaa Cherkaoui El Moursli, professeur à l’Université Mohammed V-Agdal à Rabat, primée du prestigieux Prix L’Oréal-UNESCO 2015, sont un autre exemple parmi d’autres du rayonnement des femmes marocaines à l’international.

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