L’ONU n’a toujours pas désigné d’émissaire au Sahara

L’ONU n’a toujours pas désigné d’émissaire au Sahara

L’Organisation des Nations Unies (ONU) a reconnu son incapacité à nommer un nouvel envoyé du SG de l’ONU au Sahara marocain, pour succéder à l’ancien président allemand, Horst Köhler au grand dam de l’Algérie et du polisario.

Près de deux ans se sont écoulés depuis que l’ancien envoyé de l’ONU a démissionné de son poste pour «raisons de santé», alors qu’il avait réussi à réunir les parties au conflit sur une même table dont le principal protagoniste et partie prenante l’Algérie, principalement impliquée dans ce différend régional. Pour lui trouver donc un remplaçant comme dirait Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies Antonio Guterres, « Ce n’est pas le travail le plus facile sur la liste de l’ONU. C’est un travail critique ».

Au regard de tout ce retard dans la nomination d’un nouvel envoyé de l’ONU au Sahara marocain, on peut s’aligner sur la complexité de la donne surtout quand deux antagonistes que sont l’Algérie et le polisario mettent la pression sur l’Institution onusienne et sur son Secrétaire général António Guterres qui selon Dujarric « a cherché à pourvoir ce poste, Cependant, comme c’est le cas dans bon nombre de ces nominations, tout n’est pas entre ses mains … mais il fait son devoir ». Ces déclarations provenant de responsables des Nations Unies, indiquent la difficulté de la tâche de la désignation d’un médiateur de l’ONU pour le Sahara.  Mais la complexité de ce dossier n’est ni plus ni moins que la rigidité des positions de l’Algérie et du Front Polisario, notamment face à la proposition d’autonomie, que le Maroc considère comme la seule solution pour mettre fin à ce différend.

Quant à l’autre facteur de la vacance de ce poste, il réside dans le refus des personnalités politiques et diplomatiques du monde entier à se présenter pour cette mission « d’émissaire du SG de l’ONU au Sahara », sachant d’avance qu’elle est vouée à l’échec, comme cela s’est produit avec Horst Kohler et avant lui avec James Baker ou Peter Walsum et Christopher Ross pour la plupart. Le rôle de l’envoyé de l’ONU sur la question du Sahara marocain reste limité à la médiation et à la convergence des points de vue, et il ne peut imposer son agenda à aucune des parties au conflit.

Horst Köhler, avait reconnu, après la fin de la deuxième table ronde à Genève, la difficulté de parvenir à une solution politique au stade actuel, ajoutant que « la période à venir nous obligera à poser des questions de fond » auxquelles ne pourront répondre ni l’Algérie ni le polisario. Une solution politique sous l’égide des Nations Unies devient donc plus difficile, surtout après que le front « polisario » ait violé l’accord de cessez-le-feu et entravé les mouvements commerciaux au poste-frontière de Guerguerat. Cela lui avait valu une condamnation internationale caractérisée. Ce vide international au Sahara ne pose aucun problème pour le Royaume du Maroc, qui continue de rassembler davantage de victoires diplomatiques sur le terrain et d’accomplir de grands projets de développement dans les provinces du sud. Alors que l’Algérie fait pression pour la nomination d’un responsable de l’ONU pour donner un nouveau débouché au front «Polisario», après les défaites successives subies.

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