Lightning Handshake ou l’exercice d’alliés pour répondre aux défis sécuritaires et de stabilité de la région

07 Mar 2021 à 13:00 Orbites
Lightning Handshake ou l’exercice d’alliés pour répondre aux défis sécuritaires et de stabilité de la région

La Marine Royale Marocaine (MRM) et les Forces Royales Air (FRA) ont participé avec le groupe aéronaval américain USS Dwight D’Eisenhower (IKE CSG) au « Lightning Handshake », un exercice maritime au large des côtes marocaines. 

Ces exercices, selon l’Ambassade américaine des Etats-Unis à Rabat concerne la  capacité de communiquer et de fonctionner (interopérabilité) entre les marines américaine et marocaine dans plusieurs domaines de défense. Les opérations de l’exercice de «Lighting Handshake »  concernent les attaques de surface, la lutte anti-sous-marine, la frappe air-mer, le soutien logistique combiné et les opérations d’interdiction maritime, a-t-on par ailleurs indiqué.

« Au nom des marins affectés au CSG IKE, c’est un honneur de participer à cet exercice maritime bilatéral historique, marquant le bicentenaire d’un partenariat durable avec le Maroc », a déclaré le contre-amiral Scott Robertson, commandant du deuxième Groupe aéronaval, ajoutant que « ces exercices renforcent les fondements de notre interopérabilité et le soutien continu de notre engagement à long terme en faveur de la sécurité dans la région ». L’exercice « Lightning Handshake 2021 » augmente la capacité des forces maritimes américaines et marocaines à œuvrer de concert afin de répondre aux défis sécuritaires et d’accroître la stabilité dans la région a, pour sa part, déclaré l’ambassade des Etats-Unis au Maroc. Le groupe aéronaval Dwight D.Eisenhower est une équipe multiplatforme de navires et d’avions comptant plus de 5 000 marins, capable d’effectuer une grande variété de missions à travers le monde entier. La sixième flotte américaine, dont le siège se situe à Naples, en Italie, dirige l’ensemble des opérations interarmées et navales, souvent de  concert avec des partenaires alliés et interinstitutionnels, afin de défendre les intérêts nationaux des Etats-Unis ainsi que la sécurité et la stabilité en Europe et en Afrique.

On notera à cette participation à l’exercice « Lighting Handshake  le navire amiral USS Dwight D. Eisenhower (CVN 69), l’Escadron de destroyer 22 qui inclut les contre-torpilleurs lance-missiles de classe Arleigh Burke USS Mitscher (DDG 57) et USS Porter (DDG 78). Tandis que pour ce qui est des aéronefs, ils sont plusieurs Escadrons de transporteurs aériens Wing (CVW) 3, embarqués sur le Eisenhower.  Des « Fighting Swordsme » de l’Escadron d’avions de chasse (VFA) 32, aux « Gunslingers » de l’Escadron d’avions de chasse (VFA) 105, les « Wildcats » en passant à l’Escadron d’avions de chasse (VFA) 131, les « Rampagers » de l’Escadron d’avions de chasse (VFA) 83, les « Dusty Dogs » de l’Escadron d’hélicoptères de combat maritime (HSC) 7, les « Swamp Foxes » de l’Escadron d’hélicoptères de frappe maritime (HSM) 74, les « Screwtops » de l’Escadron aéroporté de commandement et de contrôle (VAW) 123, les « Zappers » de l’Escadron d’attaque électronique (VAQ) 130, et un détachement de l’Escadron de soutien logistique de la flotte (VRC) 40 « Rawhides », ils en sont à avoir fait le déplacement vers les côtes marocaines.

Les éléments intégrés du Royaume à l’exercice Lightning Handshake comprennent la Frégate Tarik Ben Ziyad de la Marine royale marocaine (frégate de classe SIGMA), le Centre des opérations maritimes de la Marine royale (MOC), le Centre des opérations aériennes des Force Royales Air (AOC), un hélicoptère Panther, deux avions à voilure fixe de chasse F-16 et deux avions à voilure fixe de chasse F-5. Pour rappel, le groupe aéronaval Dwight D’Eisenhower se compose d’une équipe multiplateforme de navires et d’avions enregistrant plus de 5.000 marins, capable d’accomplir une grande diversité de missions à travers le monde entier. A titre de rappel, le groupe aéronaval du USS Harry S.Truman (HSTCSG) a participé à l’exercice en 2018 lors d’événements d’unité qui ont contribué à renforcer l’interopérabilité entre les marines américaine et marocaine dans plusieurs domaines de défense, dont la communication, la liaison, la lutte anti-sous-marine, l’appui aérien rapproché et l’appui-feu naval de surface.

Mais cet exercice aéronaval “Lightning Handshake” mené conjointement par les marines marocains et leurs homologues US, les 3, 4 et 5 mars, a fait beaucoup jasé et notamment aux îles Canaries et donc en Espagne. “Les autorités canariennes n’ont pas été avisées de cet exercice aéronaval“, cet exercice est “dangereux pour la trafic aérien des Îles Canaries”. Des partis politiques canariens regroupés au sein de la fédération “Ahora Canarias“,  feignant  d’ignorer les communiqués concernant l’exercice aéronaval maroco-américain, ont dénoncé “le déploiement militaire de la sixième flotte de la marine américaine au nord de la Isla Graciosa“, ajoutant, “Ces manœuvres militaires affectent le trafic aérien avec les îles Canaries, en particulier les liaisons avec l’Espagne et d’autres destinations sur le continent européen et africain“ indiquant que “plusieurs avions ont dû être déroutés soudainement, quand ils se sont retrouvés à proximité avec des avions de combat américains“. Pourtant les comités de pêche côtière et artisanale informés, se sont abstenus d’opérer dans la zone où s’est déroulé l’exercice aéronaval combiné.

Qu’à cela ne tienne ! La participation de nos Forces Armées Royales (FAR) à d’énormes manœuvres aux côtés des plus grandes flottes du monde témoigne de la position croissante du Royaume en tant que centre de stabilité et première puissance régionale en Afrique du Nord et de l’Ouest. Les meilleures illustrations en sont, les participations d’unités de la Marine Royale et de des Forces Royales Air (FRA) à d’énormes manœuvres aux côtés de la flotte du porte-avions américain Eisenhower dans l’Atlantique ainsi que celle via la frégate Allal Ben Abdallah # F615, lors de grandes manœuvres fin février aux côtés des Français et du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle en Méditerranée dans le cadre des préparatifs de la flotte française de l’opération Clemenceau au Moyen-Orient.

Le Trésor place 1,15 MMDH d'excédents de trésorerie