Russie: L’opposant Alexeï Navalny donne de ses nouvelles via Instagram

03 Mar 2021 à 19:56 Monde
Russie: L’opposant Alexeï Navalny donne de ses nouvelles via Instagram

L’opposant russe Alexeï Navalny, a annoncé depuis un message publié sur Instagram qu’il allait « bien ». Le militant doit purger un peine de 2 ans et demi de prison. 

Purgeant sa première vraie longue peine de prison, le militant anti corruption et ennemi numéro 1 du Kremlin a lancé un message depuis son compte Instagram sans qu’il ne soit possible d’expliquer comment il a pu se procurer un téléphone et une connexion internet.

Alexeï Navalny a indiqué le lieu où il se trouvait, dans le centre de détention Koltchouguino, mais il semblerait qu’il devrait être déplacé dans une autre prison.

« Tout va bien pour moi. Il y a même une barre de traction dans la cour », a écrit le militant de 44 ans, condamné à 2 ans et demi de prison après son retour à Moscou.

« Je ne reçois pas de lettres pour l’instant et je sais encore moins ce qu’il se passe dans le monde que quand j’étais à Moscou », a-t-il encore écrit, au moment où il avait été incarcéré un temps dans un centre pénitencier de la capitale russe.

Il a indiqué par ailleurs qu’il s’occupait en faisant des biscottes sur un radiateur et qu’il n’aurait jamais pensé que cela puisse être « une activité si passionnante », tout en disant souhaiter que ses abonnés ne s’ennuient pas.

Si des doutes ont plané sur la véracité de ce message posté sur Instagram et s’il émanait véritablement d’Alexeï Navalny, son avocate, a quant à elle affirmé qu’il allait bien en fournissant un peu plus de détails sur sa situation. L’opposant russe serait affecté dans une cellule en compagnie de deux autres détenus, et devrait être transféré.

Alexeï Navalny purge sa première peine de longue durée, après plusieurs passages en prison par la passé. Cette condamnation qui a mobilisé les démocratie occidentales pour exiger sa libération, intervient dans le cadre de la violation des conditions de libération dans une autre affaire.

Le militant aurait violé ses conditions de libération en allant se faire soigner en dehors de la Russie, précisément en Allemagne où, il a été traité pendant de nombreux mois suite à une tentative d’empoisonnement.

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