Energie : Pourquoi les prix des carburants flambent-ils ?

Energie : Pourquoi les prix des carburants flambent-ils ?

En mettant la planète à l’arrêt, Dame Covid avait fait chuter les prix à la pompe au Royaume, c’était une belle aubaine pour les automobilistes. Mais voilà, c’est fini ! Depuis quelques temps, les prix du carburant sont repartis à la hausse, on peut même dire et sans se tromper exponentiellement, tant ils sont revenus à un niveau proche de celui d’avant-crise et ce n’est pas fini. Jusqu’où iront-ils ?

Au Maroc, en tout cas, l’automobiliste s’est réveillé pour mieux s’assommer ce lundi 1ᵉʳ mars avec des prix du gasoil et essence qui ont pris du poids par rapport au week-end avec une augmentation respective de  33 centimes et 34 centimes le litre. Force est de constater qu’en ce premier trimestre, le coût de la vie a, soudainement grimpé ces temps-ci dans le Royaume. Selon le HCP les hausses des produits alimentaires observées entre décembre 2020 et janvier 2021 avaient concerné principalement les «poissons et fruits de mer» avec 2,1%, les «huiles et graisses» avec 1,5% et les «eaux minérales, boissons rafraichissantes, jus de fruits et de légumes» avec 0,3%. En revanche, les prix ont diminué de 1,0% pour les «légumes» et de 0,6% pour les «fruits» et pour les «viandes». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des « tabacs » avec 2,3% et des «carburants» avec 2,5%. C’est connu dès que les prix à la pompe augmente les conséquences sont ainsi.

Mais que s’est-il passé au juste dans le monde pour que nous subissons depuis quelques mois ces hausses d’énergie ? Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres comme le cours du baril de pétrole, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et de la demande, ainsi que des taxes.

Pour ce coup-ci, c’est simple, les compagnies pétrolières n’avaient pas pu réduire la voilure en début de crise. Une surproduction qui avait entraîné un niveau important de stocks de carburant. Souvenons-nous le pétrole avait même atteint le négatif, de l’inédit dans l’histoire de l’or noir. En effet, corrélé à une demande mondiale en berne, ce phénomène avait poussé les compagnies à vendre à perte faute d’écouler leurs stocks. Mais voilà, l’activité économique s’est entretemps reprise avec le déconfinement à l’échelle mondiale, et petit à petit le marché de l’offre et de la demande s’est rééquilibré.

A partir de début novembre, les annonces successives sur des vaccins contre le Covid-19 ont poussé les investisseurs à acheter du pétrole, misant sur une reprise de la demande à venir, ce qui a quelque peu tiré les cours. Actuellement, la planète pour ce qui des prix du pétrole, reprend de belles couleurs puisque la hausse se situe entre 40 et 50%, selon les spécialistes. L’autre facteur d’optimisme dans le marché expliquant ce lien de cause à effet, l’arrivée des vaccins. C’est que déjà, on anticipe un rebond de l’activité avec une éventuelle éradication du virus. Faut croire que l’après-crise risque d’être extrêmement dynamique. Le consommateur à la station-service n’en est pas au bout de ses peines.

Le prix du litre à la pompe, c’est fort possible, va croître jusqu’à dépasser les prix d’avant la crise sanitaire.  C’est peut-être positif pour l’économie, mais cela va aussi, du moins au Maroc, handicaper le panier de la ménagère en plus d’autres produits autres qu’alimentaires qui augmenteront certainement avec des remous sociaux, comme c’est le cas avec les huiles Lesieur-Cristal.

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