Le Polisario et l’Algérie pointés pour l’enrôlement forcé d’enfants soldats

Le Polisario et l’Algérie pointés pour l’enrôlement forcé d’enfants soldats

L’enrôlement forcé d’enfants-soldats par le Polisario se poursuit en toute impunité sur le territoire algérien en violation flagrante du droit international et des droits les plus élémentaires de l’enfant et ce, sous le regard de la communauté internationale et de l’ONU.

A cet égard, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations-Unies à New York, Omar Hilale, a condamné, fermement, jeudi, toutes les formes de violence contre les enfants, leur enlèvement, recrutement par les groupes armés, utilisation à des fins criminelles, terroristes ou militaires, y compris dans les camps de réfugiés. Omar Hilale s’exprimait lors d’une réunion organisée par la Jordanie à l’occasion de son endossement des Principes de Paris relatifs aux enfants associés aux forces armées ou aux groupes armés.

Plusieurs responsables onusiens et autres éminences représentants de la société civile, dont l’ONG « Save the Children », ont pris part à cette rencontre.  Tous, ont appelé à la cessation immédiate du recrutement des enfants par les groupes armés et plaidé pour la responsabilisation de tous les acteurs étatiques et non-étatiques impliqués dans ces crimes contre les droits de l’enfant.

Faut-il le rappeler, des milliers de garçons et de filles sont recrutés dans des forces armées gouvernementales et des groupes rebelles pour servir de combattants, de cuisiniers, de porteurs ou encore de messagers. On les appelle communément « enfants soldats ». l’UNICEF se bat pour leur libération et met en place des programmes pour leur réinsertion dans la vie civile. Derrière ce terme générique « enfant soldat », nous dit cette dernière, se cache une dure réalité. Qu’ils soient témoins des conflits ou forcés d’y prendre part, ces enfants et adolescents sont avant tout des victimes. Privés de leurs droits et de leur enfance, ils sont réduits à la servilité, violentés, abusés sexuellement, exploités, blessés, sans tenir compte quand ils ne sont pas tués, des lourdes conséquences physiques et psychologiques de cet enrôlement.

C’est dans ce cadre, que Omar Hilale est intervenu. Aussi a-t-il souligné que « les pays qui accueillent, arment, soutiennent et financent des groupes armés qui recrutent des enfants, portent la plus grande responsabilité juridique et pénale de cette violation flagrante des droits de l’enfant. De ce fait, ils doivent en être tenus pleinement responsables par la communauté internationale, au même titre que ces groupes armés ». A cet effet et tout en mettant en relief  le grand attachement du Maroc à la protection des enfants, l’ambassadeur a lancé un appel à la communauté internationale pour « prendre des mesures fermes et urgentes contre tous ceux qui continuent d’agir en violation flagrante du droit international et des instruments de protection de l’enfant, où qu’ils se trouvent »

Par ailleurs, dans un mémorandum adressé au Premier ministre canadien Justin Trudeau, des universitaires, écrivains et défenseurs des droits de la personne de l’Institut de recherche Polisens exhortent Ottawa à « mettre en œuvre les principes des enfants soldats de Vancouver 2017 et plus particulièrement à faire pression sur la milice du Polisario et l’Algérie pour mettre fin à l’utilisation des enfants comme soldats ». Le gouvernement canadien est appelé à œuvrer pour mettre fin à la situation des 8.000 enfants sahraouis exploités comme soldats dans les camps de Tindouf en Algérie, conformément à son engagement aux Principes de Vancouver, a souligné le think tank Polisens à Ottawa.

« Le Canada et la communauté internationale savent peut-être que jusqu’à présent, les enfants soldats sahraouis sont exploités publiquement dans les camps de Tindouf en sol algérien », ajoute le think tank, tout en soulignant l’urgence de mettre fin à cette situation. « Nous sommes consternés d’apprendre que l’Algérie n’a autorisé aucune organisation internationale capable de fournir des programmes de réadaptation à ces enfants qui rejoignent maintenant des groupes extrémistes et djihadistes au Sahel responsables de l’exécution et de l’enlèvement de Canadiens et des employés de l’ONU », a-t-on ajouté.

Le think tank a affirmé en outre que vu l’importance de la sécurité dans le continent africain pour le Canada, il est grand temps qu’Ottawa se positionne sur la scène mondiale en faisant la promotion de plan d’autonomie proposé par le Maroc comme seul moyen pour résoudre le conflit artificiel autour du Sahara marocain. « Nous pensons que le plan d’autonomie marocain est la solution pour mettre fin aux actions de déstabilisation dans la région Sahélo-saharienne particulièrement stratégique et dangereuse », a-t-il poursuivi.

En janvier dernier, l’Alliance internationale pour la défense des Droits et des Libertés (AIDL) avait fait part de « sa condamnation totale pour le recrutement et l’exploitation des enfants en les plongeant dans des zones de conflit et de guerre ». Cette déclaration faisait suite à des enquêtes et suivi menés par l’AIDL, et ce, après avoir reçu une cassette vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrant un certain nombre d’enfants de la région de Tindouf portant des armes, endoctrinés qui s’entraînent au tir en vue de participer au conflit en cours avec le Maroc. Aussi, l’organisation « place tous les responsables de cette pratique sous la responsabilité  et les poursuites judiciaires internationales ».

La Mauritanie fin prête à retirer sa reconnaissance au Polisario ?