Des drames qui mettent à nu la gestion humaine des catastrophes naturelles

Des drames qui mettent à nu la gestion humaine des catastrophes naturelles
jeudi 11 février 2021 - 08:34

Le Maroc connait de manière périodique des événements tragiques imposés certes par Dame Nature mais qui d’un bon sens civique ou d’un minimum de loyalisme envers la patrie auraient pu être moindres, sinon évités et d’avoir finis en drames à l’image de celui de Tanger qui a coûté la vie à une trentaine de nos compatriotes.

Une cave de sous-sol inondé a mis à nu sur le passage de pluies abondantes, nombre de dysfonctionnements fatals, dus beaucoup plus à homme qu’à la nature de par une gestion calamiteuse. Cupidité, mentalité véreuse et exploitation de la misère des uns, d’un côté et laxisme voire beaucoup plus -que d’aucuns devinent aisément- de l’autre, mettent malheureusement à mal les efforts de nombre de Marocains qui consentent à se dévouer pour un semblant de développement socio-économique dans le Royaume. Force est de constater, que bien des boulets de leur poids et de leurs chaînes persistent à freiner l’ardeur du bienfaire pour le bienêtre social.

Ironie du sort, lors du Conseil de gouvernement tenu le 4 février 2020, le ministère de l’Intérieur dévoilait son plan d’action national 2020- 2030 de gestion des risques de catastrophes naturelles, afin d’être mieux préparé à toute éventualité de catastrophes naturelles et visant à réduire la vulnérabilité face aux désastres naturels. Ce plan a essentiellement pour objectif de contribuer à la protection des vies et des biens des populations contre les effets des catastrophes naturelles. Une commission ministérielle pour le suivi des risques liés aux catastrophes naturelles qui veillera aussi sur l’alerte aux risques et la sensibilisation sera déployée, le tout sous la présidence du chef de gouvernement, nous-a-ton dit. C’est pourtant bien ce qui a manqué ces derniers jours à Tanger.

Au cours de ces dernières années, nombre de villes auraient soi-disant, bénéficié si l’on s’en tient aux projets et discours de l’exécutif et des Conseils communaux -ou de la ville- de l’allocation de budgets ‘’colossaux’’ pour épargner aux métropoles le risque d’éventuelles catastrophes naturelles et plus particulièrement celles des inondations. Mais apparemment cela ne semble concerner que le papier quant à la réalité, elle est tout autre et de nombreuses villes et communes à travers le territoire le disent tout haut pour en savoir bien des choses.

Au mois d’octobre dernier, le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Noureddine Boutayeb indiquait devant la Chambre des représentants qu’un total de 108 projets de protection contre les inondations ont été financés à hauteur de 1,8 milliard de DH depuis 2015 dans le cadre de la gestion intégrée et de la prévention des risques de catastrophes naturelles. Boutayeb avait ajouté que le ministère de l’Intérieur avait procédé, le 24 septembre en partenariat avec divers acteurs concernés, au lancement d’un projet d’aide à la gestion des risques d’inondations.

De nombreuses questions se posent quant à l’efficacité des programmes étatiques dans ce sens, en particulier après la situation de ‘’naufragé’ si l’on peut dire ainsi des citoyens de grandes et petites villes et qui laisse présager des scènes similaires à l’avenir, à défaut de programmes plus sérieux et surtout efficaces.

Au cours de la période récente, certaines villes marocaines ont connu de forts écueils climatiques, des inondations qui ont noyé plusieurs villes du Royaume et causé d’importantes pertes infrastructurelles aussi bien au niveau du privé (citoyen) que des Institutions publiques.

Aussi nombre de Marocains appellent à l’activation du principe de lier la responsabilité à l’obligation de rendre des comptes, comme il est stipulé dans la Constitution de 2011. D’autant plus qu’il s’agit de vies humaines qui en ont été victimes, ou qui en sont « menacées » et, par un climat jamais aussi rebelle qu’actuellement, mais également par une immoralité dans toute sa splendeur

Bouazza El Kharrati président de la Fédération Marocaine des droits des consommateurs, a déclaré à Hespress que « c’est le gaspillage manifeste des biens des Marocains en raison de l’état d’indifférence qui sévit dans de nombreuses villes du pays. On peut y voir la réalité récurrente de la problématique de la gestion urbaine dans le Royaume et la tyrannie politique sur la plupart des projets du technocrate ».

El Kharrati a ajouté, « les projets et les infrastructures nécessitent des ingénieurs et des spécialistes en géologie, et ce sont eux qui doivent déterminer ou rejeter les endroits appropriés pour la construction, malheureusement le politicien a d’autres paris et n’en fait qu’à sa tête ». Bouazza El Kharrati  a expliqué que « la décision politique l’emporte sur le technocratie en vertu du fait que les techniciens travaillent sous l’autorité du président au sein des Conseils communaux. Il faut exiger que les questions de sécurité et de sûreté soient réparties, et qu’elles ne profitent pas à ceux qui ont une couverture politique ».

El Kharrati a conclu en disant, « La plupart des projets qui sont construits dans des zones inadaptées sont des espaces dans lesquelles les politiciens investissent massivement pour les vendre ensuite aux citoyens. Par ailleurs, l’argent ferme les yeux, de certains fonctionnaires censés contrôler et sanctionner cela. Une intervention se doit d’être faite au plus haut afin d’arrêter ces phénomènes qui ont tendance à trop se répéter ».

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