Coronavirus : l’inquiétude du personnel de la Santé face au nouveau variant

21 Jan 2021 à 11:00 Santé
Coronavirus : l’inquiétude du personnel de la Santé face au nouveau variant

Alors que la campagne nationale de vaccination contre le coronavirus Covid-19 a été remise aux calendes grecques, la détection au Royaume du nouveaux variant du Sars-CoV2 plus contagieux et plus rapide à se propager selon les premières données connues, inquiète au plus haut point la communauté de la santé.

Hamza Brahimi, responsable des médias et de la communication au Syndicat national de la santé publique a déclaré à Hespress, « que déjà, sous sa forme chinoise, le virus a constitué un fardeau psychologique, professionnel et physique supplémentaire pour les cadres et personnels de santé dans toutes leurs catégories. Un personnel complètement épuisés qui est sur le qui-vive depuis mars dernier. Brahimi a poursuivi, « de nombreux professionnels de la santé sur le front, sont frustrés par la gestion du gouvernement, quant à leur situation professionnelle, administrative et sociale, en l’absence de conditions de motivation pour poursuivre, leurs obligations, leurs efforts et leurs sacrifices historiques dont tous les Marocains sont témoins ».

Le syndicaliste a estimé que « le nouveau variant du Sars-Cov-2 soulèvera de nombreux problèmes, dont le premier est la capacité des unités de soin à recevoir un nombre supplémentaire de personnes infectées ». Mais, Brahimi s’interroge également « sur la volonté du système économique national à pouvoir investir davantage dans des fournitures et des outils médicaux, thérapeutiques ».

Et de détailler les inconvénients pour faire face à cette nouvelle situation provoquée par la mutation du coronavirus « les données initiales reçues des pays infectés confirment que le virus est non seulement virulent mais il se propage trois fois plus vite et infecte plus les jeunes, ce qui ne prête pas à espérer une bonne augure quant à son issue, d’autant plus qu’il n’y a pas de date précise pour la réception du vaccin et le début de la campagne nationale de vaccination est toujours dans l’expectative ».

Et Brahimi, de détailler les inconvénients du traitement par le gouvernement, des dossiers des cadres de santé, professionnels auxiliaires ou autre, y compris « le rejet de la prise en charge thérapeutique du personnel de la santé infecté par le coronavirus, et l’absence de sa reconnaissance en tant que maladie professionnelle, avec les soins spéciaux et l’indemnisation y afférente, ainsi que le gel des dossiers pour toute demande administrative, mutations, congés etc. ».

Notre interlocuteur a ajouté pour conclure que ces points négatifs ont conduit à « une vague de congestion et de colère intenses d’où de nombreuses manifestations qui ont lieu au quotidien dans de nombreux hôpitaux, dont au premier rang desquels se trouve le centre hospitalier universitaire Mohamed VI à Marrakech et où l’on a rejeté l’approche factionnelle adoptée par les Ministères de la Santé et des Finances pour décaisser les subventions Covid. Il en est de même pour les six autres CHU, de Casablanca, Marrakech, Rabat, Oujda, Tanger et Fès ».

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