Rabat: Une réunion des professionnels de l’événementiel interdite à la dernière minute

20 Jan 2021 à 22:33 Société
Rabat: Une réunion des professionnels de l’événementiel interdite à la dernière minute

Ce mercredi 20 janvier devait se tenir une rencontre nationale des professionnels du secteur des fêtes et de l’événementiel à la Chambre de commerce, d’industrie et de service à Rabat. Mais cette réunion a finalement été interdite par les autorités publiques malgré la disponibilité des autorisations nécessaires.

Joint par Hespress Fr, Mouhssine Bsibsi, président de la Haute autorité des professionnels de la photographie au Maroc, nous explique que cela fait une semaine que la demande d’autorisation de la Chambre du commerce pour la tenue de cette rencontre a était déposée auprès de la Wilaya.

Photo : Mounir Mehimdate

La veille de cette rencontre, soit le mardi 19 janvier, les organisateurs étaient même sur place à la chambre du commerce pour finaliser les derniers préparatifs, notamment la pose des affiches et le dressage des tables pour la pause-café.

Plusieurs professionnels du secteur ont ainsi fait le déplacement d’Agadir, Tanger ou encore Marrakech pour y assister. Mais à leur grande surprise, la rencontre a été annulée sans aucune raison valable de la part des autorités publiques.

« On a été surprise ce mercredi de trouver les forces de l’ordre devant siège de la Chambre de commerce à Rabat où devait se tenir la rencontre. Il nous ont demandé de vider la salle et ont interdit la rencontre malgré le fait qu’on dispose des autorisations, notamment celle de la chambre de commerce où nous sommes habitués à organiser des rencontres. Quand nous avons demandé au Pacha la raison de cette interdiction, aucune réponse ne nous a été donnée. On nous a indiqué qu’une réponse nous sera livrée ultérieurement« , nous a expliqué le syndicaliste.

Photo : Mounir Mehimdate

Que dit la Chambre de commerce de Rabat à ce sujet ? Selon notre interlocuteur, la CCIS de Rabat a fait ce qu’il fallait en envoyant un avis à la Wilaya l’informant de la tenue de cette rencontre il y a une semaine. « Nous n’avons jamais eu besoin d’une autorisation de la Wilaya pour une rencontre à l’intérieur de la Chambre qui n’a reçu l’avis d’interdiction qu’à 10h du matin soit une heure avant la date de la réunion », a-t-il précisé.

Les professionnels du secteur des fêtes et de l’événementiel ignorent toujours la raison derrière l’interdiction de cette rencontre pacifique qui devait connaître la participation de pas plus de 15 personnes, notamment des responsables du gouvernement, à savoir un conseiller du chef du gouvernement et la presse, nous indique Mouhssine Bsibsi.

Le but de cette rencontre, selon notre interlocuteur, était d’apporter des propositions au gouvernement notamment le ministère du commerce comme étant la tutelle du secteur, en exposant les modalités d’une reprise avec un protocole sanitaire qui respecte les mesures en vigueur pour pouvoir reprendre leur activité.

Photo : Mounir Mehimdate

Le but était également d’exposer avec un peu plus de détails la situation des professionnels du secteur qui compte plus de 2 millions d’employés en arrêt total depuis près d’un an. Cet arrêt a poussé plusieurs d’entre eux à vendre leur matériel pour pouvoir payer les charges et subvenir à leurs besoins, d’autres se sont endettés sans pouvoir pour autant reprendre le travail, nous explique Mouhssine Bsibsi.

« Pourquoi interdire une rencontre pacifique avec un nombre limité de personnes ? Si c’est à cause de la nouvelle souche, vaut mieux interdire le Tram ou le bus qui rassemblent plusieurs dizaines de personnes dans un espace fermé« , s’est interrogé Mouhssine Bsibsi, notant que plusieurs rencontres sont diffusées à la télévision. Pourquoi leur rencontre en particulier a été interdite ?.

Photo : Mounir Mehimdate

Ainsi, cette interdiction « de dernière minute », fera l’objet d’un communiqué des 9 fédérations qui devaient participer à la rencontre de ce mercredi dont une copie sera envoyée au Chef du gouvernement, Saâd Ediine El Otmani, et une autre au ministère de l’Intérieur, nous apprend également le président de la Haute autorité des professionnels de la photographie au Maroc.

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