Inondations à Casablanca : Les responsables se lancent la balle

18 Jan 2021 à 23:27 Société
Inondations à Casablanca : Les responsables se lancent la balle

Le ministre de l’Equipement, des Transports, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara, s’est dégagé de toute responsabilité dans les inondations observées début janvier dans plusieurs grandes villes du Royaume, en particulier Casablanca. Amara a souligné que son ministère n’intervient pas dans les zones urbaines, «tant que les choses ne sont pas claires».

Dans le cadre d’une question posée par le groupe PAM à la Chambre des représentants ce lundi sur les inondations qu’ont connues certaines régions du Royaume et les pertes qu’elles ont causées, Abdelkader Amara a lancé la balle au ministère de l’Intérieur. Selon le responsable gouvernemental, « c’est le département d’Abdelouafi Laftit qui dispose de données suffisantes dans ce domaine » et « cette affaire relève des collectivités territoriales ».

Au moment où Amara a clairement indiqué qu’il était prêt à répondre uniquement aux questions sur les inondations en dehors des zones urbaines, le groupe PAM a été surpris par la réponse du ministre, relevant que «la compétence de son ministère spécifiée par la loi n’exempte pas le gouvernement d’assumer la responsabilité de la fragilité des infrastructures dans toutes les régions du Royaume, pas uniquement les villes ». 

La question visait à attirer l’attention sur les inondations et les dégâts qu’ont connues les zones urbaines et qui ont conduit à une situation catastrophique, a expliqué le Groupe, ajoutant qu' »il est vrai que la plus grande ville touchée par les inondations est Casablanca. La responsabilité du gouvernement est donc engagée, surtout à la lumière de la réticence des responsables locaux en ce qui concerne leur responsabilité dans la gestion »

Pour le Groupe parlementaire, «la responsabilité du gouvernement est toujours engagé puisqu’il s’agit d’une affaire liée à une situation catastrophique, d’autant plus que le Parlement a voté une loi relative aux situations de catastrophes naturelles, selon laquelle ce qui s’est passé à Casablanca nécessite l’application de ses dispositions au vu des dégâts et leur gravité. Ce qui oblige le gouvernement à intervenir à travers ce fonds (des catastrophes naturelles) pour indemniser les sinistrés ».

« La ville de Casablanca est passée de ville intelligente à une ville qui a vécu l’horreur suite à ces inondations qui ont fait souffrir les habitants», a encore relevé le groupe PAM.

De son côté, le groupe PJD a choisi de défendre les siens en affirmant que les responsables de la ville de Casablanca, des PJDistes soit dit en passant, ont assumé leur responsabilité, accusant ainsi « la société délégataire à Casablanca, depuis 23 ans, la Lydec d’être responsable de cette situation ».

Les parlementaires de la Lampe ont soutenu que le conseil actuel de la ville de Casablanca est le premier à réaliser un audit des finances de la Lydec, qui a permis le recouvrement d’environ 850 millions de dirhams reversés pour réaliser des investissements au niveau notamment de infrastructures.

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