Mahmoud Abbas annonce la tenue d’élections législatives et présidentielles pour mai et juillet

15 Jan 2021 à 23:15 Monde
Mahmoud Abbas annonce la tenue d’élections législatives et présidentielles pour mai et juillet

Le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé vendredi des élections parlementaires et présidentielles, les premières en 15 ans, afin de mettre fin aux divisions internes de longue date. Cette décision est largement considérée comme une réponse aux critiques de la légitimité démocratique des institutions politiques palestiniennes, y compris la présidence d’Abbas.

Cela intervient également quelques jours avant l’investiture du président élu américain Joe Biden, avec qui les Palestiniens veulent rétablir les relations après avoir atteint un creux sous le président Donald Trump. Selon un décret publié par le bureau d’Abbas, l’Autorité palestinienne, qui a une autonomie limitée en Cisjordanie occupée par Israël, tiendra des élections législatives le 22 mai et un vote présidentiel le 31 juillet. « Le président a chargé le comité électoral et tous les appareils d’Etat de lancer un processus électoral démocratique dans toutes les villes de la patrie », dit le décret.

Le Hamas, le groupe militant islamiste qui est le principal rival national d’Abbas, a salué cette annonce. « Nous avons travaillé ces derniers mois pour résoudre tous les obstacles afin de pouvoir atteindre ce jour  », a déclaré un communiqué du Hamas. Il a appelé à des élections justes, au cours desquelles « les électeurs peuvent exprimer leur volonté sans restrictions ni pressions, et en toute justice et transparence ». Avec l’entrée en fonction de Biden le 20 janvier, « c’est comme si les Palestiniens disaient à la nouvelle administration américaine : nous sommes prêts à nous engager », a déclaré  un analyste politique de Gaza, « Hani Habib ».

Cette annonce intervient alors qu’une proposition de loi enjoignant au président américain de sanctionner tout individu ou organisation en lien avec les groupes terroristes Hamas et Jihad islamique palestinien, tous deux situés dans la bande de Gaza, a été présentée une nouvelle fois jeudi à la Chambre des représentants des Etats-Unis. Ce texte avait été initialement introduit en 2019, puis adopté à l’unanimité par la Chambre des représentants mais n’avait pas été approuvé par le Congrès où le Sénat à l’époque à majorité républicaine.

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