Le programme de relance confronté à la gestion de certains risques systémiques selon CDG Capital Insight

Le programme de relance confronté à la gestion de certains risques systémiques selon CDG Capital Insight

Dans une note d’analyse intitulée « Impacts macro-économiques du Pacte national pour la relance économique et l’emploi de 120 milliards de dirhams », CDG Capital Insight a revu et épluché le plan de relance économique. Tout y est passé au crible: inflation, instruments financiers, circulation du cash, montée des créances en souffrance… d’où un, oui…mais, des analystes.

Dans le détail, le document nous relève que, l’encours des avances de Bank Al-Maghrib (BAM) dans le cadre du Programme intégré d’appui et de financement des entreprises (PIAFE) reste limité à seulement 228 millions de DH à fin novembre dernier.

L’efficacité des programmes de relance dépendrait selon  CDG Capital de la nature du modèle économique de l’exécutif et des mesures prises pour garantir son bon fonctionnement. « En effet, pour le Maroc, nous notons certains risques systémiques qui pourraient menacer l’impact économique du plan de relance », soulignent les analystes dans la note.

Ceci pourrait s’expliquer, selon CDG Capital Insight, par la mauvaise conjoncture, qui tend probablement à réduire la demande des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) et jeunes entrepreneurs pour le lancement de nouveaux projets, mais également  par l’utilisation par les banques de stratégies de refinancement alternatives ainsi que d’autres lignes de BAM en vue de refinancer les crédits accordés dans le cadre de cette initiative.

L’Institution ajoute aussi que « l’impact macro-économique de cette initiative sur la relance économique et l’amélioration du potentiel de production, en l’occurrence la Formation brute du capital fixe (FBCF), à ce stade, « reste limité » ». Et ce, « compte tenu d’une orientation plus importante des capitaux vers la couverture des besoins en fonds de roulement et la constitution des stocks, ce qui constitue naturellement le besoin immédiat des entreprises ».

Les analystes pointent également du doigt un autre risque systémique à savoir la montée des créances en souffrance. « Nous estimons à ce stade que la hausse des créances en souffrance depuis fin février 2020 pourrait coûter autour de 1 point de pourcentage aux banques en termes de ratio de solvabilité. Cet impact sera probablement amené à s’exacerber, sa sévérité sur le bilan des banques dépendra de plusieurs facteurs mais aussi particulièrement de la proportion de créances garanties par la Caisse Centrale de Garantie », affirment-ils.

Programme d'assainissement liquide: 32 MMDH investis sur une période de 15 ans