Le Conseil de la concurrence et l’Autorité de la concurrence turque signent un mémorandum d’entente

12 Jan 2021 à 22:58 Economie
Le Conseil de la concurrence et l’Autorité de la concurrence turque signent un mémorandum d’entente

 Le Conseil de la concurrence du Royaume du Maroc et l’Autorité nationale de la concurrence de la République de Turquie ont signé mardi par visioconférence un mémorandum d’entente (MoU) visant à promouvoir la coopération bilatérale entre les deux institutions dans le domaine des politiques de concurrence et de l’application des lois de concurrence en vigueur dans les deux pays.

Signé par le président du Conseil de la concurrence, Driss Guerraoui et le président de l’Autorité nationale de la concurrence de la République de Turquie, Birol Küle, ce MoU met en exergue l’importance de la coopération internationale en matière d’application du droit de la concurrence, notamment dans les domaines de la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles transfrontalières.

Ce mémorandum d’entente vise également à développer les relations bilatérales entre les deux instances dans tous les domaines leur permettant de renforcer leurs capacités institutionnelles, particulièrement dans le contexte du nouveau système mondial post Covid-19.

Il s’agit aussi de consolider la place et le rôle du partenariat international du Conseil de la concurrence dans la mise en œuvre de sa stratégie adoptée depuis sa réactivation, le 17 novembre 2018.

Dans ce cadre, les deux parties se sont engagées à échanger les informations relatives aux développements législatifs en matière de droit et économie de la concurrence dans leurs pays respectifs, à capitaliser leurs savoir-faire et expertise en matière des instructions des dossiers relatifs aux atteintes aux règles de la concurrence et à enrichir leurs expériences respectives au niveau de la gouvernance entre les autorités nationales de la concurrence et les instances nationales de régulation.

« La signature de ce mémorandum d’entente reflète la volonté des deux institutions d’instaurer un partenariat fort et durable à même de contribuer à l’échange d’expertises et d’expériences pour relever les défis liés notamment à la concurrence sur les marchés, au renforcement des capacités institutionnelles et à la consolidation de la primauté du droit, outre la promotion du principe de responsabilité économique des entreprises, de l’État, des collectivités territoriales et des citoyens », a souligné Guerraoui.

Le président du Conseil de la concurrence a expliqué que ces pratiques résultent « du développement de formes spécifiques de concentrations économiques et de comportements commerciaux produits par les défis entourant le rôle croissant des grands réseaux mondiaux d’entreprises dans le domaine de l’économie numérique, ainsi que des répercussions de l’épidémie de Covid-19 sur le pouvoir d’achat de nombreuses composantes de nos sociétés ».

Pour sa part, Birol Küle a indiqué « que la coopération internationale dans le domaine du droit et des politiques de la concurrence devient une nécessité, en particulier dans le contexte de la mondialisation et du processus de numérisation accéléré, soulignant l’importance de promouvoir la communication et l’échange d’expériences et de connaissances avec les acteurs et instances similaires pour relever les différents enjeux ».

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