L’ASMEX met en lumière les opportunités d’affaires qu’offre le marché malien

08 Jan 2021 à 04:09 Economie
L’ASMEX met en lumière les opportunités d’affaires qu’offre le marché malien

Dans le cadre de sa série « Doing business », l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX), en partenariat avec le cabinet Harvard Consulting, a organisé un webinaire mercredi 6 janvier, afin de s’enquérir des opportunités d’affaires qu’offre le marché malien. La conférence a été présidée par Hassan Sentissi, le président de l’ASMEX et animée par Philippe Cordier, fondateur de Ceemo, spécialisée dans le conseil et les services opérationnels en Afrique de l’Ouest.

Dans un communiqué, les deux partenaires ont indiqué que le secteur de l’agriculture au Mali est le premier pourvoyeur d’emplois avec 62,3% de l’emploi total, suivi des services (30,2%) et de l’industrie (7,6%). Cependant, le taux d’inclusion financière reste faible avec 35,4% de la population ayant accès aux services bancaires.

En 2019 le Mali était le 53ème marché d’exportation du Maroc avec 65,4 millions de dollars de biens et services exportés et le 104ème marché d’importations du Royaume avec 3,8 millions de dollars.
Les exportations du Maroc vers le Mali couvrent plusieurs domaines d’activité.

Les exportations d’équipements électriques s’élèvent à 19,9 millions de dollars et celles des chaussures à 6,8 millions de dollars. Le secteur des fruits et légumes frais exporte quant à lui pour 4,2 millions de dollars de marchandises. Pour les produits de la mer, les échanges s’élèvent à 3,5 millions de dollars.

Les principales importations du Royaume en provenance du Mali concernent des fruits tels que les melons ou les citrons à hauteur de 3 millions de dollars. Au sein de la CEDEAO, le Mali représente 7,7% du total des exportations marocaines vers ce pays, ce qui en fait le 6ème client du Maroc dans la zone.

Ainsi, les principales opportunités business au Mali se concentrent dans le secteur de l’élevage et du bétail précisent les deux partenaires. « Que ce soit le secteur de la viande, des aliments de bétail ou le secteur laitier, le BTP, la bioénergie…, tous pourraient être porteurs pour les exportateurs marocains », a assure Philippe Cordier.

Le Mali est le plus gros producteur de bétail en Afrique de l’Ouest, avec 30% du bétail et une croissance annuelle de 3%. Le bétail malien se caractérise surtout par sa diversité génétique robuste. Après l’or et le coton, l’élevage est le troisième produit d’exportation. Les plus grands importateurs au Maghreb sont la Libye, l’Algérie et le Maroc.

De nombreux accords de coopération bilatérale existent entre le Maroc et le Mali, indique le communiqué. Dans le cadre économique, il existe un accord relatif à l’encouragement et à la protection réciproque des investissements, une convention sur la non-double imposition, un accord de coopération dans le domaine de l’élevage, un accord relatif aux services aériens, un protocole de coopération industrielle ainsi qu’un protocole spécifique de coopération dans les domaines minier, pétrolier et gazier.

Un point de vigilance a été souligné lors de cette rencontre à savoir que le Mali compte un grand nombre d’entreprises informelles. « Si ces entreprises ne vont pas à l’Etat pour enregistrer leurs activités parce qu’elles ne connaissent pas la législation en vigueur, l’Etat ne s’intéresse pas non plus au secteur informel, ni pour lui procurer des débouchés, ni pour tenter d’intégrer les activités de ce secteur dans le dispositif officiel. Sur tous les marchés, il est possible que des opérateurs agissent sans être distinctement référencés», a expliqué Cordier.

Le Maroc est aussi la première destination des étudiants maliens en Afrique, précise la même source rappelant que le Mali est frontalier de la Mauritanie et de l’Algérie au nord, du Niger à l’est, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire au sud et de la guinée au sud-ouest et du Sénégal à l’ouest.

Dans le contexte actuel et avec le potentiel qu’offre aujourd’hui la ZLECAF, les deux partenaires indiquent que les exportateurs marocains et les opérateurs maliens ont une opportunité intéressante de booster les échanges entre les deux pays et d’améliorer leurs scores respectifs.

La série de webinaires « Doing Business » initiée par l’ASMEX pour accompagner les exportateurs en cette période Post-covid continue, assure-t-elle, notant que les prochaines conférences virtuelles concerneront le Sénégal, l’Afrique du Sud, le Ghana, le Brésil, le Bénin, la Pologne, la Guinée, le Burkina Faso, les Emirats Arabes Unis, le Japon, la Suède, le Nigéria, le Cameroun et enfin le Rwanda.

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