Covid-19 : Face à l’augmentation des risques, les banques réduisent les prêts hypothécaires

01 Déc 2020 à 16:36 Economie
Covid-19 : Face à l’augmentation des risques, les banques réduisent les prêts hypothécaires

L’impact de plus en plus lourd de l’émergence du Covid-19, et ses répercussions directes sur les grands secteurs économiques au Maroc, ont conduit les banques à adopter une politique stricte dans le traitement des dossiers de prêts hypothécaires, destinés notamment au financement de l’acquisition d’appartements et de biens immobiliers au profit des particuliers.

L’augmentation significative du pourcentage des risques liés aux prêts et à leur remboursement auprès des clients, a contribué à un resserrement plus important des procédures adoptées par les banques, qui approfondissent désormais en peu plus l’étude des dossiers de prêts, qu’ils soient liés à l’acquisition de logements par des particuliers ou aux demandes des promoteurs immobiliers pour couvrir les besoins de financement de leurs chantiers.

En ce sens, des données publiées par des banques cotées à la Bourse de Casablanca font état d’une augmentation sans précédent des risques de 67%, selon ce que certains groupes bancaires ont annoncé cette semaine.

Les promoteurs immobiliers misent sur la nécessité pour les groupes bancaires marocains de baisser le taux d’intérêt appliqués aux crédits immobiliers, et d’adopter une politique flexible dans le traitement des demandes de financement que les clients soumettent pour acquérir leurs logements. Le but étant d’accélérer le rythme de reprise du secteur immobilier, qui grince encore sous le poids de la récession qui s’est aggravée avec le début de la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19.

De même, les promoteurs immobiliers insistent sur le fait que le taux d’intérêt ne doit pas dépasser 2% pour les crédits pour un logement social et 3% pour les crédits d’un logement de moyen et haut standing, au lieu des taux actuellement en vigueur dans le secteur bancaire marocain.

Il convient de rappeler que l’entrée en vigueur fin juillet, de la loi de finances rectificative a donné un coup de pouce au secteur de l’immobilier pour permettre sa reprise à travers plusieurs dispositions, notamment la réduction de 50% des droits d’enregistrement relatifs à l’acquisition des logements et des terrains destinés à la construction dont la valeur ne dépasse pas 2,5 MDH ainsi que l’annulation de ces droits pour le logement social.

Une disposition qui reste valable jusqu’au 31 décembre 2020, et que les particuliers et les notaires également, espèrent voir se prolonger un peu plus longtemps, au vu de la crise sanitaire qui semble s’inscrire dans la durée.

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