La violence conjugale envers les femmes engendre des charges supplémentaires selon le HCP

26 Nov 2020 à 13:30 Société
La violence conjugale envers les femmes engendre des charges supplémentaires selon le HCP

La violence conjugale envers les femmes créée des charges supplémentaires suite au recours des victimes aux services judiciaires et de santé, selon les résultats relatifs au coût social de la violence à l’encontre des femmes et des filles, dévoilés par le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

« La violence faite aux femmes en général et dans le contexte conjugal en particulier impact aussi le niveau de vie des femmes ou de leur ménage, puisqu’elle génère souvent des dépenses supplémentaires qui représentent une surcharge sur le budget du ménage notamment, le recours aux soins de santé de la part de la victime et/ou de son partenaire, aux services judiciaires en cas de poursuite, destructions ou endommagement de biens, déplacements, hébergements », souligne le HCP.

Selon l’enquête menée par le HCP, parmi les victimes ayant eu des problèmes de santé suite à l’incident de violence physique le plus grave subi au cours des 12 derniers mois, 48% ont fait appel à au moins un prestataire de service de santé (médecin, personnel paramédical, etc).

« Elles sont 40% à y faire appel suite à une violence sexuelle. Les proportions des femmes victimes de violence dans l’espace public ayant eu des problèmes de santé et qui ont eu recours aux prestations médicales sont de l’ordre de 60% en cas de violence physique et 20% en cas de violence sexuelle », indique la même source.

Seulement  7% des femmes victimes de violence physique et 2% de violence sexuelle dans le cadre conjugal ont déposé une plainte ou ont engagé des actions judiciaires.Ces proportions sont encore plus importantes quand il s’agit de violence dans un cadre hors conjugal (22% et 3,3% respectivement).

Par ailleurs, le HCP fait savoir que plus de 9% des femmes victimes de violence conjugale ont vu des biens personnels du ménage détruits ou endommagés suite à l’incident de violence physique, qualifié de plus grave, dont 37,5% des victimes ont dû les remplacer ou les réparer.

16% de victimes quittent le domicile conjugal suite à l’incident de violence physique le plus grave et 3,5% suite à celui de violence sexuelle. 94% en cas de violence physique et 80% en cas de violence sexuelle recourent principalement aux parents ou à la famille proche pour s’héberger.

L’étude du coût social de la violence a porté sur la population de filles et de femmes âgées de 15 à 74 ans ayant déclaré avoir eu des expériences de violence physique et/ou sexuelle au cours des 12 derniers mois. Elle est en plus appréciée selon le contexte de violence qu’il soit conjugal, familial, dans les lieux de travail, les lieux d’études et les lieux publics.

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