La France attend des « actes » concrets de la part de la Turquie

22 Nov 2020 à 16:14 Monde
La France attend des « actes » concrets de la part de la Turquie

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a indiqué que le France attend des « actes » de la part de la Turquie et pas simplement des déclarations « apaisantes ». Les deux pays alliés au sein de l’OTAN sont en froid ces derniers mois.

Alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé l’Union européenne au dialogue sur fonds de tensions grandissantes en Méditerranée orientale et face à la possibilité de sanctions plus dures, le ministère français des Affaires Etrangères a rappelé qu’il fallait plus que des déclarations.

« Il ne suffit pas que depuis deux ou trois jours, on constate des déclarations apaisantes de la part du président (Recep Tayyip) Erdogan, il faut des actes », a-t-il souligné dans l’émission Le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

Le ministre a expliqué les exemples d' »actes » attendus par Paris, en citant les dossiers dans lesquels les agissements de la Turquie dérange la France. « Il y en a qui sont simples à faire en Méditerranée orientale, en Libye, il y a aussi qui sont simples à faire au Haut Karabakh », a-t-il énuméré.

Ces échanges entre Paris et Ankara interviennent alors qu’en décembre doit se tenir un Conseil européen qui doit discuter la possibilité de sanctionner encore plus la Turquie. Ce mois-ci, l’Union européenne a prolongé d’un an les sanctions contre Ankara.

« L’Union européenne a annoncé au mois d’octobre qu’elle vérifierait la posture de la Turquie sur ces différents sujets au moment du Conseil européen de décembre, dans quelques jours. C’est à ce moment-là qu’on va vérifier les engagements », a affirmé le chef de la diplomatie française.

« Nous avons beaucoup de désaccords » avec Ankara, a martelé Jean-Yves Le Drian, en critiquant la « volonté expansionniste » d’Ankara, et sa « politique du fait accomplie » en Libye, en Irak et en Méditerranée orientale, « où ils agressent de fait deux pays membres de l’Union européenne, la Grèce et Chypre », ou encore « au Haut Karabakh, où ils envoient aussi des mercenaires syriens ».

La Turquie a rallongé sa mission de l’Oreuc Reis en mer méditerranée jusqu’au 29 novembre. Cette mission dérange la Grèce qui se dispute cette zone maritime depuis que des gisement gaziers y ont été retrouvés.

Coronavirus dans le monde: Près de 59 millions de cas et 1,4 million de décès ce dimanche à la mi-journée