Présidentielle au Burkina Faso: Vote sous haute tension face à la menace djihadiste

22 Nov 2020 à 12:26 Monde
Présidentielle au Burkina Faso: Vote sous haute tension face à la menace djihadiste

Les Bukinabés commençaient à voter ce dimanche pour élire leur président et leurs députés dans un pays toujours aussi menacé par les attaques djihadistes.

A Ouagadougou, les premiers électeurs étaient attendus depuis 6h du matin (HL) pour ce scrutin important qui doit marquer l’élection d’un nouveau chef d’Etat.

Pour ce scrutin, c’est toujours Roch Marc Christian Kaboré, l’actuel président candidat à sa propre réélection le favori de la présidentielle. Mais le camp des opposants a dit craindre des fraudes et menacent de dénoncer les résultats s’il venait à être réélu.

Quelque 6,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour ce double scrutin, cependant à cause de zones en proie aux attaques djihadistes dans le Nord et l’Est, près d’un cinquième de la population ne pourra pas voter.

Roch Marc Christian Kaboré est donné favori de ce scrutin, il profitera d’une opposition divisée. Elu en 2015, il doit affronter 12 concurrents dont Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition, et Eddie Komboïgo, candidat du parti de l’ex-président Blaise Compaoré.

« Il est clair qu’il y a une grande opération orchestrée par le pouvoir en place d’une fraude massive pour légitimer » une victoire au premier tour du président Kaboré, a déclaré M. Diabré, menaçant de ne « pas accepter des résultats entachés d’irrégularité », a-t-il lancé pour faire monter la pression.

De son côté, le président du parti présidentiel Simon Compaoré a « réfuté » les « allégations », affirmant ne pas avoir besoin « d’une quelconque fraude pour gagner les élections ». Une certaine frange de la population burkinabée s’est attachée à l’époque de Compaoré, critiquant la bilan sécuritaire de Kaboré.

Alors que certaines régions vivent sous tension face aux violences de groupes extrémistes, le pouvoir a autorisé des groupes de villageois pour sécuriser eux-mêmes leurs zone, en plus de la présence policière.

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