IRES: Nécessité pour le Maroc de renforcer son capital immatériel

20 Nov 2020 à 18:13 Société
IRES: Nécessité pour le Maroc de renforcer son capital immatériel

L’Institut Royal des études stratégiques (IRES) a publié la 8ème édition de son tableau de bord stratégique sur « l’évolution du positionnement international du Maroc« . Il y est souligné, encore une fois, la nécessité, pour le Maroc, de renforcer son capital immatériel pour en faire un levier de son positionnement international.

A ce propos, l’IRES relève que « la crise liée à la pandémie du Covid-19 a rappelé l’importance de changer d’état d’esprit en replaçant l’Humain et la Nature au centre de la question du développement ». D’où, note-t-il, l’impératif de revaloriser le capital immatériel, et partant, améliorer les indicateurs de positionnement du Royaume sur le plan international dans les domaines politique, économique, social, culturel et environnemental.

Ce tableau de bord, édité en novembre 2020, rappelle l’IRES, constitue un outil permettant de donner un aperçu du positionnement du Maroc sur le plan international dans les différents domaines. Il comprend plus de 200 indicateurs stratégiques, classés selon les dix domaines de veille stratégique (DVS) de l’institut.

Il explique ainsi que le nombre d’indicateurs identifiés par domaine ne préjuge pas de l’importance de ce dernier. Il est souvent fonction de la disponibilité des données statistiques relatives au domaine concerné. Certains de ces indicateurs ont des limites qui ont été révélées par plusieurs études. Ils ne reflètent pas, selon l’IRES, les avancées enregistrées par le Royaume du Maroc.

Leur intégration dans le tableau de bord stratégique est motivée par le seul fait que ces indicateurs sont pris en considération par les organismes internationaux pour apprécier la situation du Maroc. Les informations relatives aux différents indicateurs ont été recueillies à partir de sources variées, précise l’institut, à savoir les organismes nationaux tels que le Haut-Commissariat au Plan (HCP), les départements ministériels, l’Office des Changes… ou les institutions internationales telles que la Banque Mondiale, le FMI, l’OCDE, le PNUD, l’OMS, la FAO, le CEPII.

Par ailleurs, l’IRES signale que l’édition de 2020 a été réalisée dans un contexte marqué par la pandémie du Covid-19, qui a rendu difficile pour certaines organisations internationales l’actualisation des indices. L’institut souligne ainsi que cette édition se distingue par rapport aux précédentes par l’intégration de nouveaux indicateurs stratégiques, liés, notamment, à lutte contre la faim, à la transition énergétique, à l’état de la biodiversité, à la mobilité sociale, à la vaccination, à l’attractivité industrielle, au développement des villes intelligentes, à la protection de la propriété intellectuelle et aux disparités entre les genres.

Richesse globale par habitant

Dans ce volet, l’IRES indique qu’en amélioration depuis 2000, le classement du Maroc en matière de richesse globale par habitant a enregistré un recul de 8 places entre 2010 et 2014. Cette évolution, qui n’est pas à la mesure de l’effort d’investissement élevé, consenti par le pays, est expliquée, entre autres, par le ralentissement de la croissance économique de 5,2% en 2011 à 2,7% en 2014. Le positionnement du Maroc au titre de cet indicateur pourrait être amélioré si, à l’avenir, le Maroc parvenait à réussir l’opérationnalisation de sa nouvelle Constitution qui consacre l’approche fondée sur l’immatérialité, estime l’institut.

Capital immatériel par habitant

Un poids du capital immatériel représentant les trois quarts de la richesse globale du Maroc, soit un niveau proche de celui des pays de l’OCDE (80%), souligne le rapport, notant que le positionnement international du Royaume, en matière de capital immatériel par habitant, a connu une amélioration sensible, avec un gain de quatre places entre 2000 et 2005.

Entre 2005 et 2014, le classement international du pays a affiché, toutefois, une baisse significative, due, entre autres, à la qualité insuffisante du capital humain. Les multiples réformes menées par le Maroc pour développer son capital humain n’ont pas produit des résultats à la hauteur des exigences de développement du Royaume.

Indice de la faim dans le monde

Dans cet indice, l’IRES précise qu’une amélioration du positionnement international du Maroc au titre de cet indice, reflète l’engagement perpétuel du Royaume pour la concrétisation des objectifs de développement durable, en particulier l’objectif n°2 concernant la lutte contre la faim. Ainsi, l’indice de la faim au Royaume est passé de 15.5 sur 100 en 2000 contre 8.9 en 2020.

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